Togo : grève de la faim collective à la prison civile de Lomé

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Un mouvement de grève de la faim collective a été déclenché le 8 novembre 2025 à la prison civile de Lomé par plusieurs détenus, dont Aziz Goma et Grâce Koumayi.

Ces derniers entendent protester contre leurs conditions de détention qu’ils jugent inhumaines et exiger leur libération immédiate, qu’ils estiment arbitraire.

D’après des informations recueillies auprès de leurs proches et d’organisations de défense des droits humains, le mouvement, initié par deux prisonniers, aurait rapidement gagné en ampleur pour rassembler 27 détenus au total, présentés par leurs soutiens comme des « prisonniers politiques ». Les grévistes affirment vouloir maintenir leur action jusqu’à satisfaction de leurs revendications.

Abdoul Aziz Goma, citoyen irlandais d’origine togolaise arrêté le 21 décembre 2018, est cité par le Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire comme victime d’une détention non conforme aux standards internationaux. Son état de santé, selon ses avocats et plusieurs ONG, se serait sérieusement détérioré au fil des années.

De son côté, Grâce Koumayi, sage-femme et militante des droits humains, aurait elle aussi cessé de s’alimenter depuis sa cellule. Ses proches dénoncent un traitement dégradant et alertent sur sa santé fragile.

Les détenus en grève disent vouloir attirer l’attention sur ce qu’ils qualifient de « procès inéquitables », de « refus de justice » et de « répression des voix dissidentes » dans le pays.

Le collectif Togo Rights and Freedom Network – UK, basé à Londres, a interpellé les autorités togolaises pour qu’elles libèrent sans délai les grévistes et tous les détenus politiques. Il appelle également à l’implication de la Cour de justice de la CEDEAO, de l’Union européenne, du gouvernement irlandais, ainsi que d’organisations internationales telles que l’ONU, Amnesty International et Human Rights Watch.

Dans un message diffusé par ses soutiens, Aziz Goma a justifié le mouvement en ces termes « Nous entamons cette grève de la faim non pas par désespoir, mais par conviction. Quand la justice se tait, nos corps deviennent notre dernier cri. »

Pour l’heure, aucune réaction officielle n’a été enregistrée du côté des autorités togolaises. Sollicitée par plusieurs médias, l’administration pénitentiaire n’a pas communiqué sur l’état de santé des grévistes ni sur les éventuelles mesures envisagées.

Le Collectif des défenseurs des droits humains au Togo et à l’étranger assure suivre de près la situation et promet de publier des rapports réguliers sur l’évolution de la grève et la santé des détenus concernés.

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