« Jusqu’à ce que la sève ne brûle » est le thème de la résidence internationale d’art contemporain « La sève parlante », officiellement lancée ce mardi 10 février 2026 à Lomé.
À la croisée des enjeux environnementaux, écologiques et sociaux, l’événement réunit 13 artistes plasticiens et 2 curateurs issus de 12 pays : Bénin, Burkina Faso, Cameroun, RD Congo, Italie, Côte d’Ivoire, Macédoine, Nigeria, Russie, Sénégal, Afrique du Sud et Togo.
Initiée par l’Amouzou Foundation Association (AFA), cette résidence se déroule du 10 au 25 février 2026 à Lomé et à Agou, qui en constitue la base principale.
Selon Daté Kodjo Amouzou, promoteur du projet, cette initiative rassemble des artistes africains et internationaux autour d’une démarche à la fois esthétique, anthropologique et citoyenne. Elle ambitionne d’interroger les violences faites à l’environnement tout en imaginant des formes de résilience à travers la création artistique.
La résidence entend promouvoir des pratiques contemporaines engagées, mettant en lumière les effets du consumérisme et de la pollution, tout en valorisant l’assemblage et la récupération comme moyens d’expression, de sensibilisation écologique et de transformation sociale.

Au cœur de la réflexion se trouve la notion de « sève », symbole de l’essence vitale. Pour Coffi Steven Adjaï, l’un des deux curateurs, cette métaphore permet d’interroger la conscience collective : « La sève, c’est le sang. L’interroger, c’est poser la question de notre source vitale commune. Comment faire humanité ensemble ? Il s’agit d’un débat sur le vivre-ensemble et sur ce qui doit être préservé pour éviter la disparition de ce qui nous relie. »
La résidence donnera lieu à la production d’œuvres pluridisciplinaires, à des espaces de dialogue entre artistes ainsi qu’à une exposition collective de restitution. Une partie des recettes sera consacrée à des actions sociales et environnementales, notamment la prise en charge du cancer infantile, l’amélioration de la santé visuelle des personnes âgées et l’accès à l’eau potable dans les communautés rurales.
« La sève parlante » prévoit également des ateliers curatoriaux destinés aux jeunes publics, des master class et la pose de la première pierre du futur espace permanent de résidence.








