À l’occasion de la 32ᵉ assemblée annuelle d’Afreximbank, tenue à Abuja, l’industriel nigérian Aliko Dangote, fondateur du Dangote Group, a lancé un vibrant appel aux dirigeants, investisseurs et citoyens africains.
Au cœur de son intervention : la nécessité pour l’Afrique de miser d’abord sur ses propres ressources. Pour lui, le développement durable du continent passe impérativement par la rétention et la réinjection des richesses produites localement dans les économies nationales.
« Qui doit montrer l’exemple en premier ? L’État, le secteur privé, la diaspora… ou chacun de nous ? », a-t-il interrogé, invitant à une prise de responsabilité collective.
Dangote a insisté sur l’importance de consolider les institutions financières africaines, de favoriser un climat propice à l’entrepreneuriat et de bâtir une base industrielle solide. Selon lui, seule une production locale forte, soutenue par l’innovation, permettra de réduire la dépendance aux capitaux étrangers et de stimuler la création d’emplois.
Il estime que l’un des freins majeurs au décollage économique de l’Afrique, contrairement à l’Asie, réside dans la fuite des capitaux. Trop souvent, explique-t-il, les fortunes générées sur le continent sont investies ailleurs. « Si je n’investis pas chez moi, comment puis-je convaincre d’autres de s’engager pour construire l’Afrique ? », a-t-il souligné.
Pour l’homme d’affaires, l’avenir économique du continent dépend d’un engagement clair : investir en Afrique, pour l’Afrique, afin de bâtir une croissance autonome fondée sur ses propres ressources et son immense potentiel humain.








