Plus d’un siècle après son départ de la lagune Ébrié, le Djidji Ayôkwé s’apprête à regagner la Côte d’Ivoire.
Ce tambour parleur, emblème du peuple bidjan et instrument majeur de communication traditionnelle, a franchi une étape décisive vers son retour.
Le 20 février à Paris, une cérémonie officielle a scellé la signature de l’acte de restitution entre la ministre française de la Culture et son homologue ivoirienne. Cet accord marque l’aboutissement d’un long processus diplomatique et patrimonial en faveur du retour de cet objet historique sur sa terre d’origine.
À Abidjan, l’annonce suscite déjà une vive émotion. Les chefs traditionnels se mobilisent pour préparer l’accueil de ce symbole chargé d’histoire et de mémoire. Pour eux, le Djidji Ayôkwé ne représente pas seulement un instrument de musique, mais un puissant vecteur d’identité, de cohésion sociale et de transmission culturelle.
Son retour est perçu comme un acte de réparation et de reconnaissance du patrimoine ivoirien, ouvrant une nouvelle page dans la valorisation des héritages culturels africains.








