À la veille de la 2ᵉ édition de la Journée de l’Intelligence Artificielle Africaine (JI2A), célébrée chaque 3 mars à l’échelle continentale, le Conseil International de l’Intelligence Artificielle (CONIIA), dirigé par son président, le Dr Malik Morris Mouzou, annonce depuis Paris un tournant stratégique majeur pour l’avenir de l’intelligence artificielle en Afrique.
Le message adressé aux centres de recherche, entreprises technologiques, institutions publiques et experts européens est clair : l’Afrique n’est plus en phase d’initiation à l’intelligence artificielle.
L’heure est désormais à l’action, aux cas pratiques et aux résultats mesurables. Selon le Dr Mouzou, les cycles de conférences, panels et séminaires consacrés à la sensibilisation ont rempli leur mission. Le continent a franchi un cap décisif dans sa compréhension stratégique de l’IA et entre aujourd’hui dans une phase d’implémentation structurée.
« L’Afrique a atteint une maturité technologique incontestable. Ce dont elle a besoin désormais, ce sont des solutions concrètes, des projets exécutés et des partenariats réellement efficaces », souligne-t-il.
Sous son impulsion, le CONIIA déploie une architecture de programmes continentaux destinés à ancrer l’intelligence artificielle dans les réalités économiques et sociales africaines :
Ce programme vise la création de projets pilotes sectoriels, la mise en place de laboratoires d’expérimentation (AI Field Labs) et l’adaptation de solutions technologiques aux contextes locaux.
Objectif : passer immédiatement de la théorie à l’implémentation.
- Initiative Africaine d’Entraînement des Talents en IA (IATIA)
Ambition : former une nouvelle génération de spécialistes africains en IA d’ici 2036 à travers des formations certifiantes, des parcours de spécialisation avancée, des partenariats académiques et un soutien structuré aux innovations locales. - Programme de Souveraineté Numérique et d’IA Responsable (PSN-IA)
Accompagnement des gouvernements africains dans l’élaboration de stratégies nationales IA, la gouvernance des données et la mise en place de cadres éthiques adaptés aux réalités socioculturelles du continent. - Initiative Afrique–Europe pour la Co-Innovation en IA (IAECI)
Promotion d’une coopération rééquilibrée fondée sur la co-construction technologique, le transfert réel de compétences, des projets conjoints exécutés et une logique d’impact mesurable. - Programme Continental d’Infrastructures d’IA (PCIIA)
Développement de centres de données souverains, de capacités de calcul haute performance et de plateformes d’interopérabilité régionales.
Priorité : permettre à l’Afrique de développer et d’héberger ses propres modèles d’intelligence artificielle. - Un appel clair à l’Europe : place aux résultats
Le président du CONIIA est sans équivoque : « L’époque des panels théoriques est révolue. »
L’organisation attend désormais des partenaires européens des engagements concrets : solutions technologiques opérationnelles, expérimentations terrain, partenariats exécutifs solides, respect strict de la souveraineté numérique africaine et coopération équitable orientée vers l’impact.
Pour le CONIIA, les relations Afrique–Europe doivent entrer dans une phase nouvelle, où l’expertise démontrée prime sur la communication institutionnelle.
Dans la continuité de cet appel à l’action, le CONIIA formule une proposition structurante à destination des universités européennes : engager une réforme audacieuse du doctorat en informatique et disciplines technologiques.
Selon le Dr Mouzou, la révolution numérique impose une transformation profonde des critères d’excellence académique. La thèse écrite, à elle seule, ne suffirait plus pour sanctionner un doctorat technologique.
La révolution technologique ne naît plus uniquement dans les bibliothèques ; elle émerge dans les laboratoires, les centres d’expérimentation et les environnements d’innovation appliquée.
Vers un doctorat technologique rénové
Le modèle proposé intégrerait le développement effectif d’une solution informatique opérationnelle comme composante centrale de l’évaluation.
La soutenance deviendrait une démonstration scientifique et technique : présentation, expérimentation, mise à l’épreuve en conditions réelles d’un système conçu par le doctorant.
Il ne s’agit pas d’affaiblir la rigueur scientifique, mais de la renforcer par la preuve concrète.
Dans cette vision, le doctorat technologique devrait certifier :
la capacité d’innovation réelle,
la production de solutions mesurables,
l’impact technologique vérifiable,
l’exécution technique démontrable.
L’objectif est clair : transformer une culture académique principalement descriptive en une culture scientifique démonstrative, orientée vers l’impact et l’innovation tangible.
Une Afrique déterminée à bâtir une IA souveraine
Sous la conduite du Dr Malik Morris Mouzou, le CONIIA réaffirme son engagement pour une intelligence artificielle éthique, inclusive, durable et souveraine.
L’Afrique n’entend plus être spectatrice de la révolution technologique mondiale. Elle se positionne désormais comme un acteur stratégique de l’intelligence artificielle globale.
Pour le CONIIA – Siège Europe
50 avenue des Champs-Élysées
75008 Paris, France
Direction Générale des Programmes Internationaux et de la Coopération Stratégique








