La célébration officielle de l’édition 2026 de la Journée internationale des droits de la femme a été présidée par la ministre de l’Action sociale, de la Solidarité et de la Promotion de la femme, Moni SANKAREDJA-SINANDJA.
Placée sous le thème « Droits, justice et action pour toutes les femmes et les filles », cette commémoration a été marquée par une initiative forte en faveur de l’inclusion sociale : la remise d’actes de naissance à des milliers de femmes à travers le pays.
Dans son discours, la ministre a rappelé que la Journée internationale des droits de la femme constitue un moment privilégié pour les États de faire le point sur les avancées réalisées en matière d’égalité entre les sexes, tout en identifiant les actions à renforcer pour garantir l’effectivité des droits des femmes et des filles. Selon elle, le thème retenu cette année appelle à passer de la reconnaissance des droits à leur mise en œuvre concrète, notamment à travers des systèmes judiciaires accessibles, équitables et inclusifs.
La ministre a également mis en avant les efforts engagés par le gouvernement togolais pour promouvoir l’égalité de genre. Ces initiatives se traduisent notamment par d’importantes réformes juridiques, telles que la révision du Code des personnes et de la famille, du Code pénal et du Code du travail, ainsi que par la mise en place de mécanismes et d’infrastructures visant à faciliter l’accès des femmes à la justice et à lutter contre les violences basées sur le genre.



Elle a, par ailleurs, rendu hommage au Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, pour son engagement en faveur de l’autonomisation des femmes. La ministre a également salué le soutien constant des partenaires techniques et financiers qui contribue aux progrès enregistrés par le Togo dans la protection et la promotion des droits des femmes. Elle a appelé l’ensemble des acteurs — institutions publiques, partenaires internationaux, organisations de la société civile et médias — à poursuivre leurs efforts afin de lever les obstacles qui entravent encore l’égalité entre les sexes.
Dans le cadre de cette initiative, plus de 5 000 femmes issues des 39 préfectures du Togo ont bénéficié de l’établissement de leur acte de naissance, un document administratif essentiel. Dans le District autonome du Grand Lomé, 300 femmes ont reçu officiellement leur acte lors de la cérémonie. Cette démarche vise à renforcer l’accès des femmes à leurs droits civiques, sociaux et économiques, l’acte de naissance étant indispensable pour accéder aux services publics, à la justice, à l’éducation ou encore aux opportunités financières.
Intervenant également à cette occasion, la représentante résidente du Système des Nations unies au Togo, Comba Sow, a rappelé que l’égalité devant la loi constitue un principe fondamental. Citant le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, elle a souligné que « les droits des femmes sont des droits humains ». Selon elle, investir dans les femmes et les filles demeure l’un des moyens les plus sûrs de bâtir un monde meilleur.
Elle a salué les avancées réalisées ces dernières années au Togo en matière de promotion et de protection des droits des femmes, grâce à une volonté politique affirmée, tout en réaffirmant l’engagement du Système des Nations unies à accompagner les priorités nationales dans ce domaine.
À travers cette célébration, le Togo réaffirme ainsi sa détermination à renforcer les actions en faveur des droits des femmes et des filles, dans la perspective d’un développement durable, inclusif et équitable.




