Au Togo, le secteur sanitaire enregistre une progression significative de ses ressources humaines ces dernières années.
Grâce à l’organisation régulière de concours de recrutement, les autorités s’emploient à combler le déficit en personnel qualifié dans les structures publiques de santé, dans un contexte où les besoins restent importants.
En 2023, le pays comptait environ 13 000 agents de santé dans le secteur public. Depuis, ce chiffre a évolué à la hausse, porté par plusieurs vagues de recrutements intervenues entre 2024 et 2026. Ces initiatives traduisent une volonté claire de renforcer l’offre de soins et d’améliorer la prise en charge des populations.
La dynamique s’est récemment illustrée par la publication, le 11 mars 2026, des résultats du concours de recrutement direct régional organisé pour le compte du ministère de la Santé et de l’Hygiène publique. Les épreuves de ce concours s’étaient déroulées le 31 mai 2025. Au total, 2 235 postes étaient à pourvoir, répartis entre 202 agents médicaux, 1 420 paramédicaux et 613 agents administratifs et d’appui.
Ce recrutement visait à consolider les équipes dans les formations sanitaires et à améliorer le fonctionnement global des services médicaux sur l’ensemble du territoire. L’intégration de ces nouveaux agents contribue notamment à répondre à la demande croissante en soins, en particulier dans les zones rurales ou éloignées des grands centres urbains.
Déjà en septembre 2024, d’autres concours avaient permis de renforcer les effectifs. Au total, 1 964 candidats avaient été retenus, dont 1 709 intégrés directement dans les services du ministère de la Santé. Par ailleurs, 255 agents paramédicaux avaient été déployés dans les unités de soins périphériques de la région des Savanes, une zone particulièrement confrontée au manque de personnel.
En complément, le concours national d’internat des hôpitaux, organisé en décembre 2025, a permis l’admission de 29 internes, dont 28 en médecine et un en pharmacie. Ces nouveaux professionnels viennent renforcer les capacités du système hospitalier, notamment en matière de spécialisation.
Malgré ces avancées, la répartition des agents de santé sur le territoire demeure un enjeu. En 2023, une forte concentration était observée à Lomé et dans ses environs, avec 36 % de l’effectif national. Les autres régions affichaient des proportions plus faibles, révélant un déséquilibre que les autorités s’efforcent progressivement de corriger à travers les nouveaux recrutements.
Au total, entre 2024 et 2026, au moins 4 228 agents supplémentaires ont été intégrés dans le système de santé public. En ajoutant ces effectifs à ceux de 2023, le nombre d’agents dépasse désormais les 17 000, soit une hausse estimée à près de 31 % en trois ans.
Cette évolution témoigne des efforts soutenus du gouvernement pour améliorer l’accès aux soins, renforcer la qualité des services médicaux et assurer une meilleure couverture sanitaire sur l’ensemble du territoire national.




