Les acteurs du secteur de l’assurance en Afrique sont à Lomé à l’occasion de la 11e Conférence régionale africaine sur l’assurance inclusive.
Pendant trois jours, les responsables publics, régulateurs, compagnies d’assurance, réassureurs et experts échangent autour des enjeux liés à la protection sociale sur le continent.
Lancé ce jeudi 26 mars 2026, la rencontre est placée sous le thème « Inclusion assurantielle et résilience financière : innovations, régulation et partenariats pour l’Afrique ».
Cette rencontre vise à promouvoir des solutions concrètes en faveur des populations à faibles revenus et des travailleurs du secteur informel. Les discussions mettent en avant la nécessité de rendre l’assurance plus accessible, plus simple et surtout mieux adaptée aux réalités africaines, dans un contexte marqué par les crises sanitaires, le changement climatique et les incertitudes économiques.
Lors de l’ouverture officielle, le ministre togolais en charge de la santé et de la couverture sanitaire universelle, Jean-Marie Tessi, a appelé à passer de la réflexion à l’action. Il a souligné que cette conférence constitue une plateforme essentielle pour renforcer le rôle de l’assurance inclusive dans l’amélioration de l’accès aux soins et l’extension de la protection sociale, notamment pour les populations vulnérables.
Il a également insisté sur l’importance d’une transformation du secteur, portée par l’innovation, la digitalisation et des modèles mieux adaptés aux besoins locaux.
Les travaux, articulés autour de panels et d’ateliers, explorent plusieurs axes, dont le développement de l’InsurTech, l’optimisation de la distribution des produits d’assurance et le renforcement des cadres réglementaires. L’accent est aussi mis sur la nécessité de bâtir des partenariats solides afin d’élargir la couverture assurantielle en Afrique.
Le Togo profite de cette tribune pour présenter ses avancées dans le domaine. Le pays compte actuellement 11 compagnies d’assurance pour un chiffre d’affaires estimé à près de 100 milliards de francs CFA. Environ deux millions de personnes bénéficient déjà, directement ou indirectement, de mécanismes de couverture adaptés aux revenus modestes, même si la micro-assurance reste encore peu développée.
Les organisateurs espèrent qu’à l’issue de cette rencontre, des recommandations concrètes permettront de renforcer l’inclusion assurantielle et de faire de ce secteur un véritable levier de résilience économique et sociale en Afrique.




