Un drame d’une rare violence s’est produit à Agoè-Atsanvé, un jeune Togolais récemment admis au baccalauréat, a perdu la vie après avoir été violemment agressé par une foule qui le soupçonnait d’avoir dérobé une poule.
D’après des témoignages relayés sur TikTok par une proche de la victime, le jeune homme aurait été appréhendé par des habitants avant d’être soumis à un passage à tabac.
Au lieu d’être remis aux forces de sécurité pour permettre à la justice de faire son travail, il aurait succombé aux violences infligées par des individus ayant choisi de se faire justice eux-mêmes. Ce décès a suscité une profonde émotion au sein de l’opinion publique.
Ceux qui connaissaient Abdoul Assad évoquent un jeune plein d’avenir, qui venait tout juste de franchir une étape importante de son parcours scolaire en obtenant son baccalauréat.

Au-delà de l’émotion, cette affaire relance le débat sur le phénomène de la justice populaire, régulièrement dénoncé par les organisations de défense des droits humains.
Ces actes, qui contournent les procédures judiciaires, portent gravement atteinte au droit à la vie et aux principes fondamentaux de l’État de droit.
Face à ce drame, de nombreux citoyens réclament l’ouverture d’une enquête afin d’établir les circonstances exactes des faits et d’identifier les auteurs des violences pour qu’ils répondent de leurs actes devant la justice.
Cette tragédie rappelle qu’en droit, toute personne bénéficie de la présomption d’innocence et ne peut être déclarée coupable qu’à l’issue d’une procédure judiciaire régulière. La justice populaire ne saurait remplacer l’action des autorités compétentes.
Source: le nouveau Reporter






