Le Groupe de la Banque mondiale a conclue un accord de partenariat avec le Togo à travers la signature de cinq accords de financement d’un montant global de 429 millions de dollars, jeudi 16 juillet 2026.
La cérémonie s’est déroulée en présence de la Directrice générale des Opérations de la Banque mondiale, Anna Bjerde, de plusieurs membres du gouvernement togolais et de hauts responsables de l’institution.

Ces nouveaux financements s’inscrivent dans la mise en œuvre des priorités de la Feuille de route gouvernementale 2026-2031. Ils visent à renforcer l’accès à l’énergie, promouvoir l’inclusion sociale, accélérer la transformation numérique et moderniser les infrastructures de transport et de logistique.
Prenant la parole, Anna Bjerde a rappelé que la création d’emplois demeure au cœur de la stratégie de la Banque mondiale pour lutter durablement contre la pauvreté.
« À la Banque mondiale, nous sommes convaincus que l’emploi est le meilleur moyen de sortir durablement de la pauvreté. Un emploi ne procure pas seulement un revenu ; il apporte aussi de l’espoir, de la dignité, de la stabilité et de la sécurité », a-t-elle déclaré.
De son côté, le ministre de l’Économie et des Finances, Essowé Georges Barcola, a souligné que ces investissements soutiennent la stratégie nationale articulée autour des axes « Protéger, Rassembler et Transformer ».
Le premier volet des financements concerne l’accès à l’électricité avec une enveloppe de 140 millions de dollars. Le Programme régional d’intégration des marchés du gaz en Afrique de l’Ouest (PRIME-GAS) bénéficie de 40 millions de dollars, tandis que le Programme régional pour l’accès à l’électricité et les systèmes de stockage par batteries (WA-REMP) reçoit 100 millions de dollars.

Ces ressources viennent compléter les 200 millions de dollars déjà mobilisés dans le cadre du Projet d’accélération de l’accès à l’électricité au Togo (IDEA).
« Il est difficile d’imaginer le développement des entreprises, des exploitations agricoles, des ménages ou encore des services publics sans un accès fiable à l’énergie », a insisté Anna Bjerde.
La Banque mondiale consacre également 89 millions de dollars au renforcement de la cohésion sociale et de l’inclusion. Un financement additionnel de 20 millions de dollars est destiné au Programme d’identification unique pour l’intégration régionale et l’inclusion en Afrique de l’Ouest (WURI), tandis que 69 millions de dollars sont alloués au Projet régional de cohésion sociale (COSO) en faveur des régions septentrionales.
Selon Anna Bjerde, ce projet permettra de renforcer les services publics et les initiatives communautaires dans les zones les plus vulnérables.
La responsable de la Banque mondiale a également salué les progrès réalisés par le Togo dans le déploiement de l’identification numérique, annonçant la poursuite de l’accompagnement de l’institution pour développer des services publics numériques plus efficaces, transparents et accessibles.
Le plus important financement, soit 200 millions de dollars, est consacré au Programme d’amélioration des systèmes logistiques et de transport (PASLT). Ce projet vise à renforcer les infrastructures de transport et les chaînes logistiques afin d’améliorer la compétitivité du pays et de faciliter les échanges commerciaux dans la sous-région.
Pour Anna Bjerde, cette initiative permettra de valoriser la position géographique stratégique du Togo et les investissements déjà réalisés pour faire du pays une véritable plateforme logistique en Afrique de l’Ouest.
La Directrice générale des Opérations de la Banque mondiale a rappelé que le portefeuille de l’institution au Togo est passé d’environ 35 millions de dollars il y a une dizaine d’années à près de 420 millions de dollars aujourd’hui, illustrant le renforcement continu des relations entre les deux partenaires.
Elle a également mis en avant plusieurs initiatives internationales auxquelles le Togo participe, notamment AgriConnect, dont il est le premier pays au monde à adhérer, ainsi que Mission 300, qui ambitionne de fournir un accès à l’électricité à 300 millions de personnes en Afrique d’ici 2030.
Elle a aussi évoqué la future initiative Water Forward, tout en saluant la participation du Togo au récent Sommet africain de l’eau organisé à N’Djamena.
En conclusion, Anna Bjerde a réaffirmé l’engagement de la Banque mondiale à accompagner durablement le développement du Togo.

« Tout cela témoigne d’une réalité : notre partenariat continuera de se renforcer et de grandir. Merci au Togo pour sa vision, son leadership et sa capacité à saisir rapidement les nouvelles opportunités », a-t-elle déclaré.
La cérémonie a réuni notamment le vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Ousmane Diagana, la ministre, secrétaire générale de la Présidence du Conseil, Sandra Amblamba Johnson, ainsi que Marie-Chantal Uwanyiligira, directrice de division de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo.
À l’issue de la signature des accords, la délégation de la Banque mondiale et les autorités togolaises se sont rendues à Aného pour visiter le Projet WACA (West Africa Coastal Areas Management Program), consacré à la gestion intégrée et à la protection du littoral face aux effets de l’érosion côtière et du changement climatique.






