L’ancien ministre togolais de l’Agriculture, Noël Koutéra Bataka, a officiellement pris ses fonctions en qualité de représentant pays du Fonds international de développement agricole (FIDA) au Burkina Faso.
Sa nomination a été entérinée vendredi avec la remise de sa lettre de cabinet au ministre burkinabè des Affaires étrangères, Karamoko Jean Marie Traoré.
Au cours de cette audience, le nouveau représentant du FIDA a été reçu aux côtés du coordonnateur résident du système des Nations unies au Burkina Faso, le Camerounais Njoya Tikum, récemment nommé par le secrétaire général de l’ONU, António Guterres.
Noël Koutéra Bataka a réaffirmé sa volonté de travailler en étroite collaboration avec les autorités burkinabè, notamment le ministère en charge de l’Agriculture, en accord avec les priorités nationales.
Sa désignation était en préparation depuis mars 2025, à la suite des échanges entre le ministre Karamoko Jean Marie Traoré et Bernard Hien, directeur régional du FIDA pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre. À cette occasion, le FIDA avait annoncé un financement additionnel de 121 milliards de FCFA destiné à renforcer la gestion des risques climatiques et le financement vert dans les pays du Sahel.
Présent au Burkina Faso depuis 1977, le FIDA a financé 18 programmes de développement rural, représentant un investissement de 461,67 millions de dollars au profit de plus de 623 000 ménages ruraux. L’institution dispose également d’un bureau national à Ouagadougou depuis juillet 2024.
Ingénieur agronome formé à l’Université de Lomé, Noël Koutéra Bataka possède également une maîtrise en affaires publiques de l’Université Paris-Dauphine ainsi qu’une formation de l’École nationale d’administration de Strasbourg. Il a notamment coordonné le Programme national d’investissement agricole (PNIASA), dirigé le Mécanisme incitatif de financement agricole (MIFA), puis occupé les fonctions de ministre de l’Agriculture du Togo entre janvier 2019 et septembre 2020.
En 2021, il a obtenu un doctorat consacré à la relance de la filière avicole togolaise.
Avant cette nouvelle mission, il supervisait le portefeuille du FIDA pour la République centrafricaine et la Guinée équatoriale depuis le bureau régional de Yaoundé.
Cette prise de fonction intervient dans un contexte de redéfinition des relations entre le Burkina Faso et les Nations unies. Le pays, dirigé par le capitaine Ibrahim Traoré, mise fortement sur le développement agricole et la souveraineté alimentaire, des priorités que le FIDA s’est engagé à accompagner à travers ses programmes et ses financements.








