Une coalition regroupant des partis d’opposition, des organisations de défense des droits humains et des acteurs de la société civile a présenté, mardi 25 août 2026, un mémorandum consacré à la crise constitutionnelle et institutionnelle au Togo.
Parmi les signataires figurent notamment l’ASVITTO, la CODITOGO, la LTDH, l’ADDI, l’ANC, la CDPA, Les Démocrates, les FDR, le Parti des Togolais, le PSR et le CNCC.
Le document s’appuie notamment sur l’arrêt de la Cour de justice de la CEDEAO relatif à la réforme constitutionnelle de 2024. Les signataires contestent la nouvelle architecture institutionnelle et estiment qu’elle constitue un changement anticonstitutionnel de gouvernement.
Ils demandent le retour à l’ordre constitutionnel antérieur, l’ouverture d’une transition politique et la mise en œuvre de réformes institutionnelles. Ils réclament également la libération de personnes qu’ils présentent comme des détenus politiques et le retour d’exilés.
La coalition appelle par ailleurs la CEDEAO, l’Union africaine, l’Union européenne, les États-Unis et les Nations unies à accompagner le Togo dans la recherche d’une sortie de crise.
Enfin, les organisations signataires invitent les citoyens à se mobiliser pour défendre, selon elles, le respect de la Constitution, des décisions de justice et de la volonté populaire.
Cette initiative pourrait ainsi ouvrir une nouvelle séquence dans le débat politique togolais autour de la Constitution de 2024.








