Le manque de financements constitue toujours un frein majeur au développement des entreprises agroalimentaires en Afrique.
Pour y remédier, le Fonds international de développement agricole (FIDA) et AgDevCo Ventures Limited ont signé, le 3 septembre, un accord portant sur 10 millions de dollars.
Ce financement doit permettre de mobiliser davantage de capitaux en faveur des jeunes entreprises actives dans l’agroalimentaire et de soutenir leur développement au sein des différentes chaînes de valeur agricoles.
La première phase du dispositif concernera l’Éthiopie, le Kenya, le Rwanda, la Tanzanie et l’Ouganda, en Afrique de l’Est. Jusqu’à 15 entreprises devraient être accompagnées dans le cadre de cette initiative.
Au-delà des entreprises bénéficiaires, l’opération devrait avoir des retombées sur l’ensemble de la chaîne agricole. Près de 128 000 exploitants agricoles pourraient ainsi en bénéficier indirectement, tandis qu’environ 2 900 emplois devraient être créés sur une période de douze ans.
Le programme accorde également une place importante aux jeunes et aux femmes, particulièrement confrontés aux difficultés d’accès au financement. Le recours au financement mixte doit notamment permettre d’attirer davantage d’investissements privés vers les entreprises agricoles à fort potentiel.

L’enjeu est considérable pour le continent. Les PME agroalimentaires constituent un maillon essentiel des systèmes alimentaires africains et fournissent près de 65 % des denrées alimentaires consommées en Afrique. Pourtant, la BAD estime leurs besoins de financement non couverts à environ 180 milliards de dollars par an.
Dans ce contexte, le partenariat entre le FIDA et AgDevCo s’inscrit dans les efforts visant à renforcer les investissements agricoles, soutenir les économies rurales et améliorer la capacité des entreprises africaines à répondre à la demande alimentaire croissante.
Ces efforts rejoignent également les orientations du Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (CAADP) de l’Union africaine, qui encourage les États à consacrer au moins 10 % de leurs budgets nationaux au secteur agricole.








