La deuxième édition de la campagne nationale de distribution de kits scolaires en faveur des filles a été officiellement lancée ce mercredi 9 septembre 2026 à Blitta Gare, dans la commune de Blitta 1.
La cérémonie a été présidée, au nom du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, par Dr Sandra Ablamba Johnson, ministre, Secrétaire générale de la Présidence du Conseil et Gouverneure de la Banque mondiale pour le Togo.
Cette campagne, qui s’inscrit dans le cadre du Projet d’autonomisation des femmes et du dividende démographique en Afrique subsaharienne plus (SWEDD+ Togo), bénéficie du financement de la Banque mondiale et de l’appui technique du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA).
L’édition 2026-2027 prévoit la distribution de plus de 150 000 kits scolaires dans 1 500 localités identifiées sur la base de critères de vulnérabilité multidimensionnelle. Les bénéficiaires sont principalement des filles du primaire, ainsi que des collèges et lycées publics situés dans les zones les plus vulnérables du pays.
L’initiative fait suite à une première campagne organisée en 2025, au cours de laquelle 101 334 élèves filles issues de 782 localités avaient bénéficié de kits scolaires.
Au-delà de l’appui matériel, cette deuxième édition met également l’accent sur la promotion de l’excellence scolaire. Les meilleures filles aux examens du CEPD, du BEPC et du BAC 1 dans les cantons bénéficiaires ont ainsi été distinguées. Elles ont notamment reçu des sacs équipés de panneaux solaires et de lampes d’éclairage, fabriqués au Togo.
Présent à la cérémonie, le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, a salué une initiative qui contribue, selon lui, à concrétiser le premier axe stratégique du secteur de l’éducation consacré à l’équité d’accès à l’éducation et à la formation.

Il a également exprimé la reconnaissance de la communauté éducative au Président du Conseil pour son engagement en faveur du développement du capital humain et de la protection des enfants vulnérables. « Un enfant inscrit doit pouvoir apprendre. Une fille qui apprend doit pouvoir progresser. Et une fille qui progresse doit pouvoir réussir », a-t-il déclaré, soulignant que l’action de solidarité doit également s’accompagner d’une exigence de qualité.
Pour la Banque mondiale, l’engagement du Togo en faveur de l’éducation des filles constitue une priorité. Marie-Chantal Uwanyiligira, Directrice de la Division de la Banque mondiale pour le Bénin, la Côte d’Ivoire, la Guinée et le Togo, a félicité le gouvernement pour cette orientation et réaffirmé la disponibilité de son institution à poursuivre son accompagnement.
De son côté, Sandra Ablamba Johnson a mis en avant la vision du Président du Conseil qui fait de l’éducation un levier de transformation sociale, d’égalité des chances et de développement durable.
Elle a rappelé plusieurs mesures mises en œuvre au cours des dernières années, notamment la gratuité des frais de scolarité dans l’enseignement primaire et secondaire public, la gratuité des inscriptions aux examens scolaires, les cantines scolaires, l’assurance maladie pour les élèves (School AMU) ainsi que la construction et la modernisation des infrastructures scolaires.
Ces politiques ont contribué à réduire les écarts entre filles et garçons dans l’accès et la réussite scolaires. Au primaire, le taux net de scolarisation des filles atteint 98,54 %, contre 97,07 % pour les garçons. Le taux d’achèvement s’établit quant à lui à 90,48 % chez les filles, contre 87,19 % chez les garçons.
La ministre a invité les bénéficiaires à considérer les kits reçus comme davantage que de simples fournitures scolaires, mais comme « un message de confiance et d’encouragement de la Nation ». Elle les a exhortées à poursuivre leurs études avec discipline, courage, persévérance et détermination.
Approuvé par le Conseil d’administration de la Banque mondiale le 29 septembre 2023 pour un financement de 62,5 millions de dollars, soit environ 37,5 milliards de FCFA, le SWEDD+ Togo couvre plusieurs domaines liés à l’autonomisation des femmes et des filles.
Le projet prévoit notamment la délivrance d’actes de naissance aux filles et femmes dépourvues de documents d’état civil, le renforcement de l’offre de soins grâce à des échographes modernes et à des cliniques mobiles, ainsi que des actions en faveur de l’autonomisation économique.
Des équipements agricoles sont également prévus au profit des groupements féminins. Le programme « École de la chance » doit, pour sa part, offrir des formations professionnelles gratuites et de courte durée dans des métiers tels que la couture, la coiffure, l’esthétique et la broderie, notamment au bénéfice des jeunes filles vulnérables ou non scolarisées.
L’aménagement et l’équipement des Maisons de la femme viendront compléter ce dispositif en offrant des espaces consacrés à l’entrepreneuriat, à l’écoute et à l’accompagnement des femmes et des filles.
À travers cette nouvelle campagne, le Togo entend ainsi consolider ses acquis en matière d’accès des filles à l’éducation et renforcer les conditions favorables à leur maintien à l’école, leur réussite et leur autonomisation.








