La Journée internationale de la fille, édition 2026, a été célébrée le 9 octobre au Lycée de Kpodji, à Kpalimé, sous la présidence de la ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, Martine Moni SANKAREDJA-SINANDJA.
Cette rencontre a permis de réaffirmer la volonté du gouvernement togolais de promouvoir l’éducation des filles, de protéger leurs droits et de renforcer leur autonomisation.

La célébration s’est déroulée autour du thème national : « Promouvoir l’excellence chez les filles dans les filières porteuses pour un développement inclusif et durable », en lien avec le thème international consacré à la lutte contre le mariage des enfants et à l’investissement dans les droits des filles.
L’événement a rassemblé des autorités administratives et éducatives, des partenaires techniques et financiers, des organisations de la société civile ainsi que de nombreux élèves. Un moment fort de cette journée a été la distinction de 30 filles, représentant les cinq meilleures élèves au BEPC 2026 dans chacune des six préfectures de la région éducative Plateaux-Ouest. Ces lauréates ont reçu un appui financier pour soutenir la poursuite de leurs études.

Dans son intervention, la ministre Martine Moni SANKAREDJA-SINANDJA a rappelé que la promotion de l’excellence scolaire et l’accès des filles aux filières porteuses sont indispensables à l’égalité des chances et au développement du pays. Elle les a exhortées à faire preuve d’ambition, de discipline et de persévérance dans leurs parcours scolaires.
Elle a également plaidé pour une mobilisation de tous les acteurs afin de lever les obstacles qui freinent encore l’orientation des filles vers les formations scientifiques, techniques et technologiques. La diversification des formations professionnelles, le développement des Instituts de formation en alternance pour le développement (IFAD), les programmes de leadership et d’employabilité ainsi que les actions de prévention des grossesses et des mariages précoces figurent parmi les initiatives engagées.



Les statistiques témoignent néanmoins de progrès encore insuffisants. Dans les filières industrielles de l’enseignement technique et de la formation professionnelle, la proportion de filles est passée de 5,3 % en 2013-2014 à 10,41 % en 2022-2023. Une évolution qui souligne la nécessité de renforcer les efforts pour favoriser leur présence dans ces secteurs.
La célébration a également mis en avant l’initiative « Filles aux commandes », mise en œuvre par Plan International Togo en partenariat avec le ministère. Dans le cadre de ce programme, Rebecca CREPPY, étudiante en droit des affaires, occupe symboliquement pendant trois jours les fonctions de ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance.
Cette expérience vise à renforcer la confiance des jeunes filles, à élargir leurs ambitions et à leur faire découvrir les responsabilités liées aux postes de décision. Une cinquantaine de jeunes championnes devraient également bénéficier de cette immersion au sein d’institutions et auprès de dirigeants.
Le représentant résident de Plan International Togo a insisté sur la nécessité de permettre aux filles de participer activement aux décisions qui influencent leur avenir. Selon lui, elles ne doivent pas être de simples bénéficiaires des politiques qui les concernent, mais doivent aussi pouvoir s’exprimer, contribuer à leur élaboration et accéder aux postes de responsabilité.
Il a par ailleurs alerté sur la persistance des mariages d’enfants, des violences, des grossesses précoces et des normes sociales discriminatoires, qui continuent de compromettre les perspectives de nombreuses jeunes filles.
À travers sa campagne mondiale #EndChildMarriage, Plan International poursuit son plaidoyer contre le mariage des enfants.
L’organisation met également l’accent sur les conséquences du changement climatique sur la sécurité, la scolarité et les conditions de vie des filles, notamment à travers la campagne #ChangeHerForcast (#ChangeonsSonAvenir).
Pour le représentant résident, il ne suffit pas d’encourager les filles à rechercher l’excellence. Il est tout aussi essentiel de créer un environnement favorable à leur réussite, grâce à l’engagement des institutions, des communautés, des parents et des partenaires.

Des efforts à poursuivre pour l’avenir des filles
À l’issue de la célébration, la ministre a félicité les 30 lauréates pour leurs performances scolaires et les a encouragées à maintenir le cap afin de devenir des exemples pour leurs camarades. Elle les a également invitées à s’orienter vers des filières où les filles demeurent peu représentées, sans se laisser freiner par les préjugés.
Cette édition 2026 de la Journée internationale de la fille aura ainsi permis de mettre en lumière les progrès réalisés, mais aussi les défis qui persistent en matière d’éducation, de protection et de participation des filles aux instances de décision.
À Kpalimé, le gouvernement et ses partenaires ont réaffirmé un objectif commun : garantir aux filles les mêmes possibilités d’apprentissage, de choix professionnel et d’accès aux responsabilités. Un engagement essentiel pour faire de chaque fille une actrice du développement national et construire une société plus inclusive et durable.




