Le Togo salue la candidature de la ville chinoise de Xiamen pour accueillir le secrétariat de l’accord BBNJ sur la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine des zones situées au-delà des juridictions nationales.
Dans une interview accordée aux médias chinois, le président du Conseil, Faure Gnassingbé relève que cette constitue une opportunité de renforcer la gouvernance internationale des océans, de promouvoir la coopération scientifique et de favoriser une participation plus inclusive des pays en développement aux décisions relatives à la haute mer.
Xiamen présente, à cet égard, des atouts particulièrement intéressants. Forte de son ouverture maritime, de ses infrastructures portuaires et de son environnement scientifique, la ville dispose d’un cadre favorable à l’accueil d’une institution internationale consacrée aux enjeux océaniques.
Ses plateformes de recherche, ses compétences dans les sciences marines et son expérience en matière de coopération internationale représentent des avantages importants pour accompagner les missions du futur secrétariat.
La capacité de Xiamen à rapprocher les chercheurs, les institutions publiques, les acteurs économiques et les partenaires internationaux constitue également un atout. La proximité entre recherche scientifique, innovation technologique et activités maritimes pourrait favoriser les échanges de connaissances, le développement de partenariats et le renforcement des capacités des pays qui disposent de moyens scientifiques et techniques plus limités.
Le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, salue les potentialités de Xiamen et la pertinence de sa candidature. Il met en avant la tradition maritime reconnue de la Chine, la qualité de ses infrastructures et sa capacité à contribuer à la mise en œuvre des engagements internationaux. Il exprime, à cet égard, son optimisme quant au bon déroulement du processus de sélection.
« La Chine possède une tradition maritime parfaitement reconnue et des infrastructures qui constituent des atouts importants pour accueillir une institution internationale de cette nature. Nous considérons que Xiamen présente des potentialités réelles pour contribuer au rayonnement de l’accord BBNJ et à la promotion d’une gouvernance plus efficace des océans », souligne le Président du Conseil.
Pour le Togo, l’enjeu dépasse le choix d’une ville d’accueil. Il s’agit de garantir que l’accord BBNJ contribue effectivement à la protection de la biodiversité marine, au développement de la recherche scientifique et à un partage plus équitable des connaissances et des bénéfices liés aux ressources génétiques marines.
L’implantation du secrétariat à Xiamen pourrait faciliter les coopérations scientifiques, les transferts de technologies et les programmes de formation destinés aux pays en développement. Ces perspectives rejoignent les priorités du Togo, qui entend renforcer les compétences nationales, améliorer la connaissance des écosystèmes marins et prendre une part plus active aux mécanismes internationaux de gouvernance des océans.
Le soutien du Togo à la candidature de Xiamen traduit ainsi sa volonté de promouvoir une coopération internationale pragmatique, fondée sur la science, le partage des compétences et la solidarité entre les nations. Le pays demeure convaincu que la protection durable de la haute mer exige des institutions efficaces, des partenariats solides et la participation de tous les États, indépendamment de leurs capacités techniques et financières.
En soutenant Xiamen, le Togo défend une ambition : faire de la gouvernance des océans un levier de protection de la biodiversité, de coopération scientifique et de développement partagé.
Lien vidéo : https://x.com/MaritimeTg/status/2110514721904349256




