Consommer local : Badanam Patoki s’assure de la capacité du LaNSA à garantir la qualité des produits togolais

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Dans le cadre des activités marquant le Mois du consommer local, le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, a effectué, ce mercredi 21 octobre 2026, une visite au Laboratoire national de sécurité sanitaire et phytosanitaire des aliments (LaNSA), situé à Cacavéli, à Lomé.

Cette visite a permis au ministre de découvrir les installations et les activités de cette structure publique, notamment son rôle dans le contrôle de la qualité et de la sécurité sanitaire des produits alimentaires fabriqués au Togo.

L’objectif est de s’assurer que les produits locaux répondent aux normes de qualité requises, afin de renforcer la confiance des consommateurs, de favoriser leur commercialisation et de faciliter leur accès aux marchés extérieurs.

« Notre ambition est de produire ce que nous consommons. Mais au-delà de la production, nous devons veiller à ce que les produits fabriqués répondent aux exigences de qualité », a déclaré Badanam Patoki.

Selon le ministre, les visites effectuées auprès des unités de production ont permis d’apprécier leurs capacités et de constater l’existence de moyens de contrôle capables de vérifier la conformité des produits locaux aux normes en vigueur. Cette démarche représente un atout pour la consommation nationale, mais également pour les exportations.

« Cela permet non seulement de mettre ces produits à la disposition des consommateurs locaux, mais aussi de les exporter vers d’autres marchés », a-t-il souligné.

Pour Badanam Patoki, la conquête des marchés internationaux exige des garanties solides en matière de qualité. Le Togo ne peut prétendre exporter ses produits sans disposer de preuves attestant leur conformité aux normes exigées par les pays importateurs. La concurrence internationale ne repose donc pas uniquement sur les prix, mais également sur la qualité des produits proposés.

Au cœur de cette démarche, le LaNSA joue un rôle déterminant dans la détection des contaminants susceptibles de présenter un danger pour la santé humaine et animale.

À leur arrivée au laboratoire, les échantillons sont réceptionnés et préparés avant de faire l’objet de différentes analyses, principalement physico-chimiques et microbiologiques.

Les analyses physico-chimiques permettent notamment de rechercher des substances potentiellement dangereuses, telles que les métaux lourds, notamment le plomb, le cadmium et le mercure, ainsi que les mycotoxines, dont les aflatoxines. Le laboratoire travaille également sur la recherche de résidus de pesticides et de certains additifs non autorisés, comme des colorants ou des édulcorants interdits.


D’autres contaminants, notamment physiques, tels que les fragments de verre, les cailloux ou les particules de fer, ainsi que certains allergènes, peuvent également constituer des risques. Toutefois, leur recherche ne fait pas actuellement partie des analyses réalisées par le laboratoire.

« Ces analyses permettent d’évaluer les risques et de vérifier que les contaminants éventuellement présents dans les produits restent en dessous des seuils réglementaires. Dès lors que ces seuils sont dépassés, le produit peut être considéré comme impropre à la consommation, selon la substance concernée et les normes applicables », a expliqué le professeur Sanda Komla, directeur général du LaNSA.

Il a précisé que la mission du laboratoire consiste à déterminer les concentrations des contaminants recherchés, à évaluer les risques sanitaires et à délivrer, dans le cadre de ses attributions, un certificat de salubrité.

Les analyses microbiologiques permettent, quant à elles, d’identifier différents germes susceptibles de compromettre la sécurité des aliments. Lorsque les résultats des contrôles sont conformes aux exigences applicables, les produits peuvent ensuite poursuivre le processus de certification, une étape qui ne relève pas directement des compétences du laboratoire.

Depuis sa mise en service, le LaNSA a analysé environ 650 échantillons, donnant lieu à près de 1 200 analyses. D’après son directeur général, les résultats des analyses physico-chimiques réalisées jusqu’à présent montrent, dans la majorité des cas, une conformité des produits examinés aux normes requises.

« En ce qui concerne les contaminants déjà recherchés, notamment les métaux lourds et les aflatoxines, nous constatons généralement que les produits analysés sont conformes aux normes en vigueur », a relevé le professeur Sanda Komla.

Le laboratoire poursuit par ailleurs le développement de ses capacités techniques. L’élargissement de son champ d’intervention prévoit notamment le renforcement des analyses relatives aux résidus de pesticides, afin d’améliorer la surveillance sanitaire des produits alimentaires et agricoles.

Inauguré le 23 avril 2026, le Laboratoire national de sécurité sanitaire et phytosanitaire des aliments est une structure publique de référence dédiée aux analyses, au contrôle et à l’appui scientifique en matière de sécurité alimentaire. Il contribue au dispositif national de contrôle des aliments, à l’évaluation des risques chimiques et microbiologiques, ainsi qu’à l’amélioration de la conformité réglementaire des produits.

Ses activités couvrent une large gamme de denrées alimentaires et de produits agricoles. Parmi les principales catégories examinées figurent les céréales et les légumineuses, notamment le maïs, le riz et le soja, ainsi que les boissons alcoolisées, les vins et les liqueurs, pour lesquels des contrôles spécifiques, notamment de la teneur en méthanol, peuvent être effectués.

Le LaNSA intervient également dans l’évaluation des qualités organoleptiques des produits du terroir et dans l’analyse des aliments destinés à la consommation humaine et animale. Ses travaux portent notamment sur la qualité nutritionnelle et la recherche de contaminants chimiques et biologiques.

À travers cette visite, le gouvernement réaffirme ainsi l’importance du contrôle sanitaire dans la promotion des produits locaux.

Au-delà de l’encouragement à consommer les produits fabriqués au Togo, l’enjeu est de garantir leur qualité, de protéger la santé des consommateurs et de renforcer la compétitivité des entreprises togolaises sur les marchés nationaux et internationaux.

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