La cinquième promotion des élèves-professeurs d’école (EPE) a officiellement fait sa rentrée académique 2026-2028, ce jeudi 5 novembre 2026, à l’École normale de formation des professeurs d’école (ENFPE) de Dapaong, dans la région des Savanes, en présence du ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou et de plusieurs autorités locales.
Ils sont au total 1 585 futurs enseignants à entamer ce parcours de formation de deux ans, destiné à renforcer les compétences pédagogiques et professionnelles du personnel enseignant togolais.

Sélectionnés à l’issue d’un processus de recrutement, ces apprenants suivront deux années de formation destinées à les préparer à l’enseignement dans les cycles préscolaire et primaire.
Le programme mettra notamment l’accent sur le renforcement des compétences pédagogiques, l’innovation dans les pratiques éducatives et la maîtrise des exigences du métier d’enseignant.
Depuis leur mise en place, les ENFPE ont accueilli au total 10 753 élèves-professeurs répartis sur cinq promotions. Les statistiques présentées lors de la cérémonie révèlent une évolution progressive des effectifs, avec 2 578 apprenants pour la première promotion contre 1 585 pour celle de 2026-2028.
Pour le ministre Mama Omorou, cette diminution traduit une meilleure adéquation entre les effectifs en formation et les besoins réels du système éducatif. « Nous formons moins, mais nous formons mieux », a-t-il déclaré.
Les données communiquées indiquent par ailleurs que 2 443 élèves-professeurs des deux premières promotions ont déjà intégré la fonction publique. Une progression notable est également observée dans les résultats au concours national de recrutement des enseignants : en 2026, les candidats issus de la première promotion des ENFPE représentaient 75 % des admis, contre 25 % en 2024.
S’adressant aux nouveaux apprenants, le ministre de l’Éducation nationale a insisté sur trois axes essentiels : l’appropriation des technologies éducatives, le développement de la créativité pédagogique et la capacité à concevoir des solutions adaptées aux réalités du terrain.
Il a notamment rappelé que les outils numériques doivent accompagner l’enseignement sans se substituer à la relation humaine entre l’enseignant et l’apprenant. « Le numérique est un levier, jamais une fin », a-t-il précisé.
Mama Omorou a également invité les futurs enseignants à faire preuve d’ingéniosité en concevant des supports didactiques à partir de ressources locales et de matériaux de récupération. Il les a, en outre, encouragés à exploiter les plateformes FOCEN et IFADEM pour renforcer leurs connaissances et poursuivre leur perfectionnement professionnel.
Le choix de Dapaong pour accueillir cette rentrée académique revêt également une dimension particulière. Dans un contexte marqué par les défis sécuritaires dans la région des Savanes, le ministre a mis en avant la contribution de l’école à la promotion de la paix et au renforcement de la cohésion sociale.

Il a ainsi exhorté les futurs enseignants à faire de l’éthique professionnelle, du civisme et de l’exemplarité les fondements de leur engagement.
Au terme de ces deux années de formation, les 1 585 élèves-professeurs devront être mieux outillés pour répondre aux attentes du système éducatif togolais et contribuer à l’amélioration de la qualité de l’enseignement préscolaire et primaire.





