Au Bénin, la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET) a rendu, mardi 24 mars 2026, un verdict très attendu dans une affaire liée à une présumée tentative de coup d’État contre le président Patrice Talon.
À l’issue du procès, un journaliste a été condamné à cinq ans d’emprisonnement ferme, assortis d’une amende de 10 millions de francs CFA. Cette décision judiciaire intervient après plusieurs audiences suivies de près par l’opinion publique ainsi que par les organisations de défense de la liberté de la presse.
Le tribunal a retenu à l’encontre du prévenu plusieurs chefs d’accusation, notamment l’« apologie du crime contre la sûreté de l’État », l’« incitation à la rébellion » et l’« incitation à la violence ». Ces faits s’inscrivent dans le cadre de l’enquête sur un complot présumé visant à renverser les institutions en place.
Cette affaire relance le débat sur les responsabilités des professionnels des médias. Si la liberté de la presse demeure un principe fondamental, les juridictions rappellent qu’elle ne saurait constituer une immunité face à la loi.
Ainsi, toute infraction, quelle que soit la qualité de son auteur, reste passible des sanctions prévues par les textes en vigueur.




