Dans sa volonté de promouvoir et de diversifier les filières à fort potentiel de croissance et d’exportation, le Gouvernement togolais intensifie son soutien aux organisations interprofessionnelles des filières émergentes afin d’accroître leur compétitivité.
C’est dans ce cadre que, pour l’année 2026, le lancement officiel de la campagne de commercialisation des noix de cajou et de leurs produits dérivés a été effectué par le Ministre de l’agriculture, de la pêche, des ressources animales et de la souveraineté alimentaire, Antoine Lékpa Gbegbéni, et le Ministre de l’économie et de la veille stratégique, Badanam Patoki. Cette initiative s’accompagne d’un rappel des principales dispositions réglementaires à l’endroit des acteurs du secteur.
Désormais, toute activité d’achat ou d’exportation des noix de cajou et de leurs dérivés au Togo est conditionnée par l’obtention préalable d’un agrément délivré par les co-présidents du Comité de coordination de la filière anacarde (CCFA), en l’occurrence les ministres en charge du commerce et de l’agriculture.
Par ailleurs, conformément à l’article 8 nouveau de l’arrêté interministériel n°0029/MEVS/MCCQ/PAPRASA du 30 décembre 2025, les acheteurs agréés ainsi que les sociétés coopératives de producteurs sont tenus de céder au préalable aux unités locales de transformation au moins un tiers (1/3) des volumes de noix de cajou collectés ou acquis, avant toute exportation.
Le non-respect de cette exigence entraîne le refus de délivrance de l’agrément. Les services compétents, notamment les inspecteurs du commerce et les agents du Commissariat des douanes et droits indirects de l’Office togolais des recettes (OTR), sont chargés de veiller à l’application rigoureuse de ces mesures.
Toute infraction à ces dispositions expose les contrevenants aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur.




