Depuis son retour à la Maison-Blanche, Donald Trump a replacé la doctrine « America First » au centre de la politique commerciale américaine.
Cette orientation s’est traduite, à compter d’avril 2025, par l’instauration d’un droit de douane uniforme de 10 % sur les exportations togolaises à destination des États-Unis. Une mesure qui a alourdi les conditions d’accès au marché américain, alors même que le régime préférentiel de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) venait d’expirer, avant d’être finalement prorogé par le Congrès américain jusqu’à fin 2028.
Ce double signal, combinant le maintien d’un cadre préférentiel et un durcissement des règles commerciales, illustre l’ambiguïté du positionnement américain vis-à-vis de ses partenaires africains. Dans ce contexte, la Chambre de commerce américaine au Togo (AmCham Togo) s’affirme moins comme un simple organe de représentation que comme un outil stratégique de sécurisation des échanges et de montée en gamme des relations économiques bilatérales, a souligné un membre du conseil d’administration de la nouvelle structure.
Au-delà de son rôle économique, AmCham Togo entend également renforcer son engagement sociétal à travers le lancement du programme « AmCham Togo CARES ». Cette initiative d’impact social mettra l’accent sur l’éducation, la préparation à l’emploi, l’inclusion numérique et le développement durable, dans l’objectif d’articuler croissance économique et renforcement des communautés locales.
Par ailleurs, les autorités américaines ont exprimé leur volonté d’élargir rapidement la base des membres d’AmCham Togo.
Elles encouragent les entreprises américaines et togolaises entretenant des relations d’affaires avec les États-Unis à rejoindre cette plateforme, présentée comme un espace de dialogue, d’accompagnement et d’adaptation à un environnement commercial devenu plus compétitif et plus contraignant.








