La récente sortie du ministre des Affaires étrangères, de la Coopération, de l’Intégration africaine et des Togolais de l’extérieur, le professeur Robert Dussey, s’inscrit dans une dynamique diplomatique mûrement réfléchie.
En affirmant que le Togo n’a jamais engagé de conflit armé contre ses pays voisins depuis son accession à l’indépendance, le chef de la diplomatie togolaise réaffirme la vocation pacifique du pays sur la scène régionale et internationale.
Cette déclaration vise à renforcer l’image du Togo en tant qu’acteur de stabilité, de dialogue et de médiation, un positionnement stratégique qui lui confère une crédibilité reconnue au sein des organisations régionales telles que la CEDEAO et l’UEMOA.
En soulignant que la paix est « profondément enracinée dans la culture et l’identité du peuple togolais », le ministre met en exergue une ligne diplomatique constante fondée sur la concertation, la coopération et la recherche de solutions consensuelles.
Cette posture prend une résonance particulière dans le contexte de l’extradition de Paul-Henri Sandaogo Damiba vers le Burkina Faso. Cette décision, conforme aux engagements internationaux du Togo, illustre la volonté des autorités togolaises de respecter le droit international et de consolider les relations de confiance avec les États voisins.
Plus largement, la déclaration du professeur Robert Dussey s’inscrit dans la tradition diplomatique togolaise de neutralité active et de médiation préventive.
Dans un environnement régional confronté à de fortes tensions politiques et sécuritaires, cette approche apparaît comme un levier stratégique majeur, tant pour préserver la stabilité intérieure que pour renforcer l’influence et le rôle du Togo au sein des instances sous-régionales.








