L’année 2025 s’impose comme une étape charnière dans la politique d’investissement du Togo. Dans un environnement international caractérisé par une forte volatilité financière et un durcissement des conditions de financement, le pays a su préserver une dynamique d’investissement soutenue.
Cette performance témoigne de la pertinence de ses orientations macroéconomiques et de la cohérence de sa planification stratégique.
Inscrite dans la continuité de la Feuille de route gouvernementale, l’action publique a privilégié les investissements dans les secteurs à fort impact structurel, capables de stimuler durablement la croissance, de favoriser la création d’emplois et d’accompagner la transformation productive de l’économie nationale.
Avec un budget d’investissement public estimé à plus de 540 milliards de FCFA, l’État togolais a concentré ses efforts sur le développement des infrastructures économiques et sociales. Les secteurs du transport, de l’énergie, de l’agriculture et de l’industrialisation ont notamment bénéficié d’importants financements, contribuant à renforcer la compétitivité du pays et à améliorer les conditions de vie des populations.
Dans le même temps, les investissements privés, tant nationaux qu’internationaux, ont profité d’un climat des affaires progressivement assaini. Des réformes ciblées, axées sur la simplification des procédures administratives, la sécurisation juridique et la modernisation des dispositifs incitatifs, ont permis d’accroître l’attractivité du Togo et de générer des milliers d’emplois directs et indirects.
La Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA) illustre de manière emblématique cette stratégie. En consolidant son rôle de pôle industriel régional, elle a attiré des capitaux privés significatifs et contribué à la diversification du tissu productif national.
Cette synergie entre investissement public stratégique et capital privé productif a renforcé les fondations économiques du pays, tout en améliorant la qualité et l’efficacité de la dépense publique.
Au final, l’année 2025 apparaît moins marquée par l’annonce de nouveaux projets que par leur mise en œuvre effective. Elle révèle un État togolais désormais davantage tourné vers les résultats concrets et l’impact réel des politiques publiques, plutôt que vers l’affichage.






