JVE restaure les mangroves à Abobo Kpoguédé et célèbre 25 ans d’engagement pour l’environnement

Date de la publication:

spot_img
spot_img
spot_img
spot_imgspot_imgspot_img
spot_imgspot_imgspot_img
spot_imgspot_imgspot_img

À l’occasion de la Journée mondiale des zones humides, l’ONG Jeunes Volontaires pour l’Environnement (JVE) a organisé une opération de restauration des mangroves à Abobo Kpoguédé, dans la commune de Zio 1.

L’activité, menée aux côtés des communautés locales, a également servi de cadre à la célébration des 25 ans d’existence de l’organisation.
Placée sous le thème « Zones humides et savoirs traditionnels : célébrer le patrimoine culturel », cette initiative a permis de renforcer l’engagement communautaire en faveur de la préservation durable des zones humides et des écosystèmes marins.

L’objectif est de promouvoir la sensibilisation, l’éducation environnementale et la collaboration locale pour assurer un développement durable.
Des écosystèmes essentiels mais fragilisés

Les mangroves, piliers des écosystèmes côtiers, jouent un rôle crucial dans la protection du littoral, la séquestration du carbone et la reproduction des ressources halieutiques. Pourtant, elles subissent une dégradation inquiétante.

Selon Edem Assigbley, coordonnateur régional maritime de JVE, une étude a révélé un état préoccupant des berges du lac et des zones de mangrove. « Il est impératif d’intensifier les actions de reboisement, de restauration et de protection afin que ces écosystèmes continuent de soutenir les communautés riveraines », a-t-il souligné.

Au total, 1 000 plants ont été mis en terre lors de cette journée, dont 800 rhizophoras et 200 avicennias. Cette nouvelle opération porte à 2 500 le nombre total de mangroves replantées sur le site d’Abobo. Le projet s’étend également à d’autres localités de la commune de Vo 2.

Présent à la cérémonie, le Secrétaire général du ministère de l’Environnement, Aoufoh Koffi Dimizou, a rappelé l’importance stratégique des mangroves pour l’équilibre écologique et la lutte contre le changement climatique. Il a insisté sur leur rôle dans la régénération des ressources halieutiques, notamment les poissons, source essentielle de revenus pour les populations locales.
« Si nous voulons voir revenir les poissons, nous devons impérativement restaurer la mangrove », a-t-il affirmé.

Du côté des bénéficiaires, les premiers résultats sont encourageants. Kodjo Akpene, pêcheur à Abobo Kpoguédé, témoigne d’une amélioration progressive de la situation. « Nous observons le retour des poissons, y compris des espèces de grande taille. Cela redonne espoir aux pêcheurs », confie-t-il, rappelant qu’il y a peu, les habitants étaient contraints d’acheter du poisson congelé faute de prises suffisantes.


Toutefois, la réussite du projet repose aussi sur l’entretien régulier des jeunes plants. Les riverains se mobilisent pour désherber les parcelles et protéger les pousses contre les animaux en divagation. « Nous faisons attention à ce que les bœufs ne détruisent pas les plants. C’est un défi constant », explique Massan Gnamakou.

À travers cette action, JVE réaffirme son engagement pour la sauvegarde des écosystèmes fragiles et appelle à une mobilisation collective afin de garantir un avenir durable aux générations futures.

Source: Vert Togo

spot_imgspot_imgspot_img
spot_imgspot_imgspot_img

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Lien de partage

Newsletter

Articles Recents

Articles Similaires
Articles Similaires

CEPES: le Plan d’Action 2025-2027 bientôt lancé

Dans un communiqué publié ce 26 février 2026, le...

Lomé : un atelier multi-acteurs pour promouvoir le cadre des Parcs Éco-Industriels

Un atelier multi-acteurs s’est déroulé à Lomé les 25...

Décentralisation et la gouvernance budgétaire : les élus municipaux formés à Notsé

Les conseillers municipaux des quatre communes de la préfecture...

Affaire Madjoulba : ce que requiert le parquet militaire

Le procès en appel concernant la mort du colonel...