La Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a officiellement adhéré à la Coalition for Disaster Resilient Infrastructure (CDRI), marquant une nouvelle étape dans la consolidation des stratégies régionales face aux risques climatiques et aux catastrophes naturelles en Afrique de l’Ouest.
À travers cette adhésion, la Commission entend s’appuyer sur l’expertise et le réseau mondial de la CDRI — qui regroupe des gouvernements, des agences onusiennes, des banques multilatérales de développement et plusieurs partenaires techniques — pour promouvoir des infrastructures plus sûres, durables et adaptées aux défis climatiques croissants. Cette démarche s’inscrit dans la continuité des priorités stratégiques de la CEDEAO en matière d’adaptation au changement climatique, de réduction des risques de catastrophe et de développement durable.
La cérémonie officielle s’est tenue le 17 février 2026 à la Haute Commission de l’Inde à Abuja, au Nigeria. Elle a réuni plusieurs personnalités, dont le Haut-Commissaire de l’Inde au Nigeria, Abhishek Singh, la Commissaire de la CEDEAO chargée du développement humain et des affaires sociales, la professeure Fatou Sow Sarr, le ministre nigérian du Logement et du Développement urbain, Ahmed Dangiwa (représenté), ainsi que la directrice générale de la National Emergency Management Agency (NEMA), Zubaida Umar. Des ambassadeurs, partenaires diplomatiques et représentants du CDRI ont également pris part à l’événement.
Dans son discours d’ouverture, le diplomate indien a souligné que l’effondrement des systèmes d’infrastructures a des conséquences bien au-delà des dégâts matériels : interruption des services essentiels, pertes de moyens de subsistance et recul des progrès en matière de développement. Il a insisté sur le poids économique considérable que représentent les reconstructions post-catastrophes pour de nombreux pays, au détriment des investissements à long terme. Il a par ailleurs réaffirmé la volonté de l’Inde de renforcer sa coopération avec le Nigeria, la CEDEAO, la Commission de l’Union africaine et d’autres partenaires africains dans le cadre de la CDRI.
De son côté, la professeure Fatou Sow Sarr a salué le leadership de l’Inde au sein de la Coalition et qualifié cette adhésion d’étape stratégique pour la résilience régionale. Elle a rappelé l’ampleur des défis auxquels fait face l’Afrique de l’Ouest : inondations, sécheresses, érosion côtière, épidémies et fragilité des infrastructures. Elle a plaidé pour des investissements coordonnés, prospectifs et alignés sur les cadres régionaux de résilience, notamment ceux soutenus par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) dans le cadre du projet de résilience au Sahel financé par la Suède.
La directrice générale de la NEMA a, quant à elle, réaffirmé l’engagement de son institution en faveur de la promotion d’infrastructures résilientes comme levier essentiel de la réduction des risques de catastrophe et de l’adaptation climatique. Elle a insisté sur la nécessité d’anticiper l’intensification des phénomènes extrêmes en renforçant la planification fondée sur les risques et la coopération technique.
Le directeur général du CDRI a salué l’entrée de la CEDEAO au sein de la Coalition, estimant que ce partenariat consolide l’engagement commun à protéger les infrastructures critiques face aux aléas climatiques et à préserver les acquis du développement dans la région.
Lors de la cérémonie, la CDRI a présenté sa feuille de route stratégique ainsi que ses principales initiatives, dont les programmes « Infrastructures résilientes » et « Afrique résiliente ». L’organisation a également mis en lumière ses actions déjà engagées dans l’espace CEDEAO, notamment au Ghana.
La remise symbolique d’une lettre de bienvenue à la CEDEAO a marqué le point culminant de l’événement, officialisant ainsi ce nouveau partenariat au service d’infrastructures plus robustes et durables en Afrique de l’Ouest.








