Marché mondial du café et du cacao : le CCFCC éclaire les producteurs togolais sur la baisse des cours

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Face à la presse ce mardi 3 février 2026, le Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC) a apporté des éclaircissements sur l’évolution récente des marchés internationaux du café et du cacao et leurs répercussions sur le Togo.

Les responsables du Comité ont rappelé que le café et le cacao sont des produits d’exportation cotés en bourse, dont les prix fluctuent en fonction de l’offre et de la demande mondiales.

Selon les analystes, le marché est passé d’une situation de pénurie extrême à une anticipation d’excédent estimé à environ 175 000 tonnes pour la saison 2025/2026, notamment grâce à l’amélioration de la production en Côte d’Ivoire et en Équateur.

Contrairement au cacao, le café a connu une évolution plus heurtée, mais globalement orientée à la hausse sur la période. Janvier–février 2025 : flambée des prix, avec le robusta coté à 6 000 dollars la tonne (3 315 F CFA/kg) à Londres. Avril–juillet 2025 : légère détente, l’indice composite de l’Organisation internationale du café (OIC) repassant sous 6,61 dollars/kg (3 652 F CFA/kg) en juillet. Août 2025 : nouvelle hausse en raison d’une sécheresse historique au Brésil et d’une baisse de 20 % de la production vietnamienne.

Le prix atteint 8,55 dollars/kg (4 524 F CFA/kg), soit une progression de 55 % sur un an. Décembre 2025 : malgré une hausse de 2 % de la production mondiale prévue par l’USDA, les stocks demeurent faibles.

Le prix moyen se situe autour de 6,7 dollars/kg (3 702 F CFA/kg). 27 janvier 2026 : le café s’échange autour de 4 132 dollars la tonne (2 283 F CFA/kg) pour l’échéance de janvier.

Le CCFCC a également rappelé qu’en Afrique, deux principaux systèmes coexistent : le monopole d’État et la libéralisation.

En Côte d’Ivoire et au Ghana, où l’État fixe un prix annuel en début de campagne, les prix bord champ pour 2025/2026 ont été relevés :
Cacao : 2 800 F CFA/kg en Côte d’Ivoire et 58 cedis/kg (environ 2 926 F CFA/kg) au Ghana.
Café : 1 700 F CFA/kg en Côte d’Ivoire.

Toutefois, avec un cours international du cacao autour de 2 390 F CFA/kg, les autorités doivent recourir à des mécanismes de compensation pour maintenir le prix garanti aux producteurs.

À l’inverse, des pays comme le Cameroun, le Nigeria et le Togo ont opté pour la libéralisation. Les prix y sont directement indexés sur les cours mondiaux. Au Cameroun et au Nigeria, ils sont publiés quotidiennement ; au Togo, ils le sont chaque quinzaine.

Le mécanisme togolais et la situation actuelle

Les techniciens et directeurs ont rapporté que c’est depuis 1996 que le Togo a libéralisé les filières café et cacao afin d’améliorer les revenus des producteurs et d’accroître la performance du secteur. À la création du CCFCC, les partenaires techniques et financiers avaient recommandé la publication d’un prix indicatif correspondant à 65–75 % du prix FOB, laissant 25–35 % aux autres acteurs de la chaîne (acheteurs, exportateurs).

Ce prix indicatif sert de référence pour encadrer les transactions. En pratique, les prix bord champ sont souvent supérieurs au prix indicatif pour le café, en raison des stratégies d’achat des exportateurs.

Pour la période du 16 au 31 janvier 2026, les prix indicatifs au Togo sont fixés à : 1 530 F CFA/kg pour le café 1 885 F CFA/kg pour le cacao
Au 27 janvier 2026, les prix bord champ s’établissent à : 1 800 F CFA/kg pour le café. Entre 1 500 et 1 800 F CFA/kg pour le cacao

Si le café se vend au-dessus du prix indicatif, le cacao reste en dessous, dans un contexte de tendance baissière persistante, appelant les acteurs à la prudence face aux risques de spéculation.

Le Comité souligne néanmoins que, compte tenu des coûts moyens de production estimés à 550 F CFA/kg pour le café et 650 F CFA/kg pour le cacao, les niveaux actuels ne désavantagent pas encore les producteurs.

Face à la situation sur le plan mondial, le CCFCC entend poursuivre son accompagnement des acteurs à travers l’amélioration des stratégies de mise en marché, conformément à l’Axe 3 des Plans de développement des filières café et cacao (PDCC), adoptés en octobre 2024. Il s’engage également à renforcer la mise à disposition de données fiables pour favoriser des décisions commerciales éclairées.

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