Depuis la publication par « Capture MEDIA » d’un reportage consacré au conflit foncier et à la détresse des femmes à Latékopé, le Syndicat des journalistes indépendants du Togo (SYNJIT) a appris avec une vive inquiétude que l’auteur de l’enquête, Roger Amemavoh, est la cible de violentes hostilités de la part de certains acteurs de cette crise.
Fidèle à sa mission de protection des professionnels des médias, le SYNJIT a recueilli le témoignage du journaliste. Roger Amemavoh, faisant l’objet d’intimidations constantes et de menaces de mort, affirme avoir rarement été confronté à un tel déchaînement de violence.
Le SYNJIT condamne avec la plus grande fermeté ces agissements.
Bien que le Togo se présente comme une démocratie jouissant d’une presse diversifiée, nous observons malheureusement, depuis quelques années, une escalade insidieuse des atteintes à la liberté d’informer. Le journalisme togolais traverse une période sombre, fragilisant les derniers piliers d’une presse privée libre et indépendante.
Le SYNJIT dénonce vigoureusement la multiplication des tentatives de bâillonnement visant les journalistes sur le territoire national. Il rappelle que la liberté de la presse est un pilier fondamental de l’État de droit, garant du droit à l’information et du pluralisme des opinions.
Le SYNJIT exprime sa totale solidarité à Roger Amemavoh. Il prend publiquement à témoin les autorités sécuritaires du pays, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), ainsi que l’opinion nationale et internationale face à ces graves menaces.
Fait à Lomé, le 16 février 2026
Pour le Secrétaire Général








