Le gouvernement togolais entend mettre un terme définitif aux occupations illégales des emprises routières et du domaine public maritime.
À cet effet, une réunion technique s’est tenue jeudi 26 février 2026, à Lomé, sous la présidence du ministre de l’Administration territoriale, le colonel Hodabalo Awaté. Cette démarche s’inscrit dans une volonté affirmée de restaurer l’ordre public et de préserver le littoral togolais.
La rencontre a réuni plusieurs membres du gouvernement, notamment le ministre secrétaire général du gouvernement, Stanislas Baba, le ministre de la Sécurité, le colonel Calixte Madjoulba, le ministre de l’Environnement, des Ressources forestières et de la Protection côtière, Prof. Komlan Dodzi Kokoroko, le ministre délégué chargé du Développement local, Koamy Gomado, ainsi que le ministre délégué chargé de la Protection côtière, Edem Kokou Tengue.
Le Gouverneur du District autonome du Grand Lomé (DAGL), Zouréhatou Kassah-Traoré, le préfet maritime et le Directeur général de l’ANASAP ont également pris part aux travaux.
En ouverture de séance, le Gouverneur du DAGL a présenté un état des lieux détaillé, assorti d’un rappel du cadre juridique encadrant l’occupation des abords des voies publiques et du domaine maritime. Les constats dressés sont sans appel : l’occupation actuelle de l’espace balnéaire et des emprises routières est largement illégale et irrégulière.
Si certains occupants disposent d’autorisations, celles-ci auraient parfois été délivrées en violation des procédures établies. D’autres installations, en revanche, ont été réalisées sans aucune autorisation, dans une totale anarchie.
Des images projetées par les services techniques du DAGL ont mis en évidence une situation préoccupante : constructions précaires et désordonnées, insalubrité grandissante, entraves à la circulation, dégradation du cadre de vie et désorganisation manifeste de la plage.
Au terme des échanges, un comité technique interministériel a été mis en place. Composé de représentants des différents services concernés, il aura pour mission d’élaborer dans les meilleurs délais un plan d’action opérationnel. Celui-ci comprendra notamment une phase de sensibilisation des occupants, préalable à toute opération de déguerpissement, conformément aux dispositions légales en vigueur.
Depuis 2022, des opérations de désencombrement ont déjà été menées pour assurer le respect des textes régissant l’occupation du domaine public. Toutefois, face à l’ampleur du phénomène, les résultats obtenus restent insuffisants.
Cette réunion marque ainsi une nouvelle étape vers une action concertée et coordonnée des départements ministériels concernés, afin de garantir une gestion rigoureuse et conforme à la loi du domaine public, qu’il soit maritime ou terrestre.








