Une vive confrontation secoue actuellement la Confédération africaine de football (CAF). La Commission disciplinaire de l’instance continentale résiste aux fortes pressions exercées par la direction, incarnée par Patrice Motsepe, Fouzi Lekjaa et Gianni Infantino, visant à imposer des sanctions à l’encontre du Sénégal et de son président de fédération, Pape Thiaw.
Selon plusieurs sources concordantes, ce trio influent tenterait d’orienter les décisions disciplinaires consécutives aux récents événements survenus lors de la CAN 2025, en désignant le Sénégal comme principal responsable. Une démarche que la Commission disciplinaire aurait catégoriquement rejetée, invoquant son indépendance et le respect strict des procédures réglementaires.
Les motivations prêtées à ces pressions seraient multiples. Il s’agirait notamment de préserver l’image du Maroc à l’approche de la Coupe du monde 2030, dont le pays est coorganisateur, d’éviter une situation délicate pour Fouzi Lekjaa, à la fois dirigeant de la CAF et président de la Fédération royale marocaine de football, et enfin de prévenir un scandale susceptible d’éclabousser les instances dirigeantes du football mondial.
Face à ces enjeux politiques et institutionnels majeurs, la Commission disciplinaire de la CAF campe sur sa position, refusant toute décision qui ne reposerait pas exclusivement sur des faits établis et des bases réglementaires solides.
Cette crise interne met en lumière les profondes fractures qui traversent actuellement la gouvernance du football africain, soulevant des interrogations sur l’indépendance réelle des organes juridictionnels et la transparence des processus décisionnels au sein de la CAF.








