Les tricycles qu’ils servent au transport de personnes ou de marchandises ne pourront plus franchir les frontières des préfectures au Togo à partir du 23 février 2026.
Cette nouvelle mesure, qui modifie considérablement l’organisation du transport, a été annoncée par Ouro-Agoro Seidou, responsable à la Direction des services routiers (DSR) du Grand-Lomé.Tout contrevenant s’expose aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur.
Cette restriction s’inscrit dans une stratégie plus large de renforcement de la sécurité et de la réglementation du transport public.
Les autorités justifient cette décision par la hausse préoccupante des accidents impliquant ces engins sur les routes interurbaines. Ces tricycles, initialement conçus pour des trajets urbains courts, étaient de plus en plus utilisés pour des liaisons entre villes, notamment sur les axes Lomé-Aného, Lomé-Vogan ou Lomé-Tsévié.
Les risques sont aggravés par des pratiques dangereuses très répandues notamment le surcharge importante de passagers, les charges mal arrimées ou excessivement lourdes, qui favorisent les renversements et accélèrent l’usure mécanique des véhicules.
L’ objectif est donc clair : diminuer les accidents causés par la perte de stabilité et l’allongement des distances de freinage, particulièrement critiques sur les routes nationales très fréquentées. En cantonnant les tricycles à un périmètre préfectoral, la Direction des services routiers vise à mieux réguler le secteur, à intensifier les contrôles administratifs et à lutter plus efficacement contre l’exploitation informelle.
Cette mesure devrait donc contribuer à une circulation plus sûre tout en redéfinissant clairement le rôle de ces engins dans le paysage des transports togolais.





