À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, ce 3 mai 2026, le Syndicat National des Journalistes Indépendants du Togo (SYNJIT) rend hommage à l’engagement des professionnels des médias togolais.
Malgré un contexte socio-politique exigeant et une précarité persistante, ces derniers poursuivent leur mission d’information avec détermination.
Toutefois, le syndicat tient à rappeler avec fermeté qu’aucune liberté de la presse ne peut être pleinement garantie sans conditions de travail décentes. Dans un environnement marqué par des crises multiples, le journaliste togolais ne peut jouer efficacement son rôle dans la consolidation de la démocratie que s’il est à l’abri de la précarité. Une rémunération insuffisante fragilise le professionnel des médias et expose la presse à diverses formes d’influence, compromettant ainsi son indépendance.
Face à cette situation, le SYNJIT alerte l’opinion nationale et internationale sur une urgence sociale persistante. L’organisation indique avoir récemment saisi la ministre en charge de la Communication et des Médias afin d’exiger la mise en place rapide du comité de suivi de la convention collective signée le 14 octobre 2022. L’objectif est d’actualiser sans délai la grille salariale.
Depuis la revalorisation du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) à 52 500 FCFA, entrée en vigueur le 1er janvier 2024, les dispositions salariales actuelles sont devenues obsolètes. Maintenir les journalistes sous ces anciennes bases constitue non seulement une injustice sociale, mais aussi un frein à leur indépendance professionnelle.
Dans ce contexte, le SYNJIT lance un appel pressant aux différents acteurs. Il invite les organisations patronales à s’engager dans un dialogue constructif afin d’intégrer effectivement le nouveau SMIG dans les grilles du secteur. Il exhorte également le gouvernement à honorer les engagements pris lors de la signature de la convention collective, au nom de la responsabilité républicaine.
Enfin, le syndicat appelle les journalistes à rester mobilisés, rappelant que la liberté qu’ils défendent commence par le respect de leurs droits fondamentaux. Car, souligne-t-il, le travail décent n’est pas un privilège, mais le fondement même d’une presse libre, crédible et résiliente.






