Les professeurs titulaires de l’Université de Lomé continuent toujours de réclamer la signature de leurs décrets de nomination, une situation qui dure pour certains depuis 2021.
Malgré le récent sit-in organisé sur le campus et le communiqué publié par la présidence de l’université, les enseignants estiment que le problème reste entier.
Selon eux, leur promotion au grade de professeur titulaire est déjà validée par le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES). Toutefois, sans décret présidentiel, cette reconnaissance académique ne produit aucun effet administratif au Togo.
Les enseignants dénoncent une situation qu’ils jugent injuste. Alors que les maîtres-assistants et les maîtres de conférences bénéficient rapidement de leurs arrêtés de nomination et des avantages liés à leur nouveau grade, les professeurs titulaires attendent parfois plusieurs années avant d’être officiellement nommés.
Ce retard a des conséquences importantes. Les intéressés ne bénéficient ni de la revalorisation salariale, ni des rappels financiers, ni d’une prise en compte de leur nouveau grade dans le calcul de leur pension de retraite.

Certains enseignants sont même partis à la retraite, voire décédés, sans avoir obtenu leur décret de nomination.
Les professeurs soulignent également une différence de traitement entre les universités publiques. Selon eux, les enseignants promus de l’Université de Kara ont bénéficié plus rapidement de leurs nominations, tandis que plusieurs dossiers de l’Université de Lomé et certains de l’université de kra restent en attente.
Au-delà de la question des nominations, ils évoquent d’autres difficultés : surcharge de travail liée au manque d’enseignants, absence de financement pour les activités de recherche, coûts supportés personnellement pour l’encadrement des étudiants et retard dans l’application de certains avantages accordés aux fonctionnaires.
Pour les enseignants, cette situation nuit à leur motivation et à l’image de l’enseignement supérieur togolais. Ils appellent les autorités compétentes à accélérer la signature des décrets afin de rétablir l’équité, de garantir leurs droits et de préserver un climat serein au sein de l’Université de Lomé.
Les professeurs en appellent également à la bienveillance du Président du Conseil, Faure Gnassingbé, afin qu’il use de son autorité pour trouver une issue favorable à cette situation. Selon eux, ce dossier ternit l’image de l’État et risque de compromettre les efforts engagés en faveur de la modernisation, de l’apaisement du climat social et du développement de l’enseignement supérieur au Togo.






