Université publique du Togo : la tension monte toujours au sein des Professeurs Titulaires, une injustice ou un mépris ?

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Le malaise persiste au sein des Université publique du Togo. Plusieurs enseignants-chercheurs promus au grade de Professeur titulaire par le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) attendent toujours la signature de leurs décrets de nomination, une étape indispensable pour rendre effective leur promotion sur le plan administratif.

Malgré le sit-in récemment organisé sur le campus et les explications fournies par la présidence de l’université, les enseignants estiment que leurs préoccupations demeurent sans réponse. Selon les informations recueillies, 83 enseignants-chercheurs de l’Université de Lomé, promus depuis 2021, ainsi que 26 de l’Université de Kara admis à ce grade depuis 2022, seraient toujours dans l’attente de leur nomination officielle.


Les professeurs concernés expliquent que, si leur promotion est pleinement reconnue par le CAMES sur le plan académique, elle ne produit aucun effet administratif tant que le décret présidentiel n’est pas signé. Cette situation les prive notamment de la revalorisation salariale, des rappels financiers, de la prise en compte de leur nouveau grade dans le calcul de leur pension de retraite ainsi que des autres avantages liés à leur statut.


Les enseignants dénoncent une différence de traitement avec les autres grades universitaires. Selon eux, les maîtres-assistants, les maîtres de conférences et les maîtres de conférences agrégés obtiennent généralement leurs arrêtés de nomination dans des délais relativement courts, ce qui leur permet de bénéficier rapidement de leurs nouveaux droits.

Ils soulignent également que les promotions des années 2021 et suivantes de l’Université de Lomé sont toujours en attente, alors que certaines promotions antérieures de l’Université de Kara auraient déjà été régularisées.


Plusieurs témoignages font état d’enseignants partis à la retraite, voire décédés, avant d’avoir pu bénéficier des effets administratifs de leur promotion. Ces affirmations, rapportées par les enseignants concernés, appellent toutefois à être officiellement documentées par les autorités compétentes.


Au-delà de cette question administrative, les universitaires mettent en avant d’autres difficultés qui affectent le fonctionnement des établissements publics d’enseignement supérieur : manque d’enseignants, surcharge des équipes pédagogiques, insuffisance des financements destinés à la recherche scientifique et coûts parfois supportés personnellement pour l’encadrement des étudiants.

Selon eux, ces contraintes pèsent sur la qualité de l’enseignement et sur le rayonnement académique des universités publiques togolaises.

Cette situation soulève également des interrogations sur les causes de ces retards. S’agit-il de simples lenteurs administratives ou de difficultés institutionnelles plus profondes ? À ce stade, seules les autorités compétentes sont en mesure d’apporter des explications officielles.

En l’absence d’une issue rapide, plusieurs enseignants n’excluent pas de nouvelles actions de protestation. Ils estiment qu’une régularisation des décrets permettrait non seulement de rétablir l’équité entre les enseignants-chercheurs, mais aussi de renforcer la confiance dans les institutions universitaires et dans la gouvernance publique.

Les professeurs concernés lancent enfin un appel aux autorités, notamment au Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, afin qu’une solution soit trouvée dans les meilleurs délais.

Ils considèrent que la régularisation de leur situation contribuerait à préserver un climat social apaisé au sein des universités publiques et à valoriser le mérite académique au Togo.

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