La campagne de commercialisation 2026-2027 du café et du cacao a été officiellement lancée ce vendredi 4 septembre 2026 à Kpalimé, dans la préfecture de Kloto.

Prévue pour démarrer le 1er octobre prochain, elle se veut placée sous le signe de la qualité, de la transparence, de la traçabilité et de la professionnalisation des acteurs.
Organisée par le Comité de Coordination pour les Filières Café et Cacao (CCFCC), la cérémonie intervient dans le cadre de la mise en œuvre des Plans de développement des filières Café et Cacao (PDCC), adoptés en octobre 2024. Elle marque également les 30 ans d’existence du CCFCC.



Présidant la cérémonie, le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, a appelé les producteurs, acheteurs, transformateurs et exportateurs à respecter les règles de commercialisation et à renforcer leur collaboration. Il a notamment alerté sur l’intrusion d’acteurs non enregistrés dans certaines zones cacaoyères, particulièrement dans la Litimé, une situation susceptible de perturber les prix et la qualité des produits.
Le ministre a également salué les initiatives destinées à améliorer la qualité du cacao, notamment la mise en place des centres de traitement post-récolte d’excellence de Kessibo-Abréwankor et de Mpoti, inaugurés respectivement en mai et juin 2026.
Selon le ministère de l’Agriculture, la production nationale est estimée en 2025 à 30 472 tonnes de café et 23 084 tonnes de cacao, soit une progression respective de 2,5 % et 7 % par rapport à 2024.
Ces résultats sont notamment soutenus par les actions du Programme de Modernisation de l’Agriculture du Togo (ProMAT 2025-2034), à travers la fourniture d’engrais, de matériel végétal et l’accompagnement technique des producteurs.
La campagne 2026-2027 devra également permettre au Togo de poursuivre ses efforts en matière de traçabilité et de géolocalisation des plantations, afin de répondre aux nouvelles exigences internationales, notamment celles liées au Règlement européen sur la déforestation.
Pour le secrétaire général du CCFCC, Enselme Gouthon, la transformation locale constitue un levier essentiel pour créer davantage de valeur ajoutée et améliorer les revenus des producteurs. Il a également appelé les producteurs à renforcer leur organisation afin de mieux défendre leurs intérêts sur le marché.



La campagne écoulée avait enregistré les opérations de 39 opérateurs économiques, avec des exportations de 2 576 tonnes de café et 8 841 tonnes de cacao, contre respectivement 4 313 tonnes et 24 625 tonnes lors de la campagne précédente.
Le café et le cacao restent des filières stratégiques pour l’économie togolaise. Ils sont produits par près de 34 000 producteurs sur environ 47 700 hectares de café et 33 900 hectares de cacao, principalement dans les régions des Plateaux et de la Centrale.
Pour la nouvelle campagne, les autorités invitent l’ensemble des acteurs à privilégier la discipline, la transparence et le respect des procédures afin de renforcer la compétitivité du café et du cacao togolais et de préserver les intérêts des producteurs.



Le public au lancement de la campagne








