Le Togo a officiellement donné le coup d’envoi de la campagne de commercialisation 2026-2027 du café et du cacao.
La cérémonie s’est tenue ce 4 septembre 2026 à Kpalimé, en présence des principaux acteurs des deux filières. L’événement a coïncidé avec la célébration des 30 ans du Comité de coordination pour les filières café et cacao (CCFCC).
Présidée par le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam PATOKI, la rencontre a également permis de dresser le bilan de la campagne précédente et d’identifier les principaux défis à relever pour améliorer les performances des deux filières.

Les chiffres de la campagne 2025-2026 témoignent d’un net recul par rapport à la période précédente. Les exportations sont passées de 4 400 tonnes à 2 782 tonnes pour le café, tandis que celles du cacao ont chuté de 24 000 tonnes à 9 070 tonnes. Le gouvernement explique cette baisse notamment par un contexte régional complexe, marqué par l’arrivée d’acteurs non professionnels et non enregistrés en provenance de certains pays voisins.
Selon les acteurs de la filière, ces pratiques pourraient affecter la qualité des produits et déséquilibrer le marché, notamment à travers des phénomènes de surenchère sur les prix d’achat. Face à ces difficultés, le ministre Badanam PATOKI a appelé à une mobilisation accrue contre la contrebande afin de protéger la qualité des productions et les revenus des producteurs.
Le gouvernement entend également miser sur l’amélioration de la qualité et de la transformation des produits. À cet effet, deux centres d’excellence dédiés au traitement post-récolte du cacao ont été inaugurés en mai et juin 2026 à Kessibo-Abrewankor, dans la préfecture de Wawa, et à Mpoti, dans la préfecture de Blitta.
Ces infrastructures doivent contribuer à une meilleure valorisation du cacao togolais et à l’amélioration des revenus des différents acteurs. Le gouvernement prévoit également d’étendre cette approche à la filière café.
À l’horizon 2030, les autorités ambitionnent de faire des filières café et cacao des secteurs plus performants, compétitifs et durables, capables de générer davantage de richesses et d’emplois décents, particulièrement en milieu rural.
Le Secrétaire général du CCFCC, Enselme GOUTHON, a pour sa part exhorté les acteurs à respecter les procédures en vigueur, à transmettre des données statistiques fiables et à adapter les prix aux évolutions du marché international, dans le but de garantir une rémunération équitable aux producteurs.
Cette nouvelle campagne intervient dans un contexte marqué par plusieurs avancées pour le secteur. Créé en 1996, le CCFCC célèbre cette année trois décennies d’existence.
Le Togo peut notamment s’appuyer sur les deux médailles d’or remportées lors des Cocoa of Excellence Awards 2025 ainsi que sur la signature du nouvel Accord international sur le cacao en 2026.

La cérémonie de lancement s’est achevée sur une note de valorisation du savoir-faire local, avec une exposition consacrée aux produits dérivés du café et du cacao « Made in Togo », présentés par des producteurs et transformateurs.








