Les épisodes de fortes chaleurs constituent une menace croissante pour la santé des femmes enceintes et des nouveau-nés.
Ils sont notamment associés à une augmentation des risques de naissances prématurées, de faible poids à la naissance et de décès périnatals.
Face à cette situation, le responsable de l’ONU chargé du climat, Simon Stiell, a appelé les États à accorder une place plus importante à la santé maternelle dans leurs stratégies d’adaptation au changement climatique. Il s’exprimait lundi, à l’ouverture d’une réunion ministérielle organisée aux Fidji.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) souligne que l’exposition à des températures élevées pendant la grossesse peut favoriser plusieurs complications, notamment les troubles hypertensifs, les accouchements prématurés et un poids insuffisant du bébé à la naissance.
Ces inquiétudes sont également corroborées par une enquête de la fondation britannique Wellcome, réalisée auprès de 1 000 professionnels de santé en Australie, au Brésil, en Inde, au Royaume-Uni et au Zimbabwe.
Selon les résultats, 73 % des soignants interrogés affirment avoir constaté, au cours des cinq dernières années, une augmentation des cas ou des complications qu’ils associent aux fortes chaleurs.
Au-delà des conséquences directes sur la santé, les températures extrêmes peuvent également entraver l’accès aux soins maternels et néonatals. Dans certaines régions, le manque d’eau, les difficultés d’approvisionnement en électricité et l’insuffisance des équipements de refroidissement fragilisent davantage les structures sanitaires.
À l’approche de la COP31, prévue du 9 au 20 novembre en Turquie, Simon Stiell exhorte ainsi les gouvernements à intégrer pleinement les besoins des femmes enceintes et des nouveau-nés dans leurs politiques d’adaptation climatique.
L’objectif est de mieux protéger ces populations particulièrement vulnérables face aux conséquences du réchauffement de la planète.
Source : ONU Info




