Consommer local au Togo : les entreprises invitées à miser sur la qualité et la normalisation

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La valorisation des produits locaux passe nécessairement par le respect des normes de qualité. C’est dans cette optique que le ministère chargé du Commerce et du Contrôle de la qualité, en partenariat avec la Haute Autorité de la qualité et de l’environnement (HAUQE), l’Agence togolaise de normalisation (ATN) et l’Agence togolaise pour la promotion de la qualité (ATOPROQ), a organisé, ce mardi 20 octobre 2026 à Lomé, un atelier d’information et de sensibilisation destiné aux entrepreneurs.

Cette activité s’inscrit dans le cadre de la 7ᵉ édition du Mois du consommer local, placée sous le thème : « Consommation locale, facteur d’intégration régionale et de souveraineté économique : défis et opportunités ».


L’initiative vise à renforcer les connaissances des producteurs et des transformateurs sur les normes applicables à leurs activités.

Pour les organisateurs, la promotion du « Made in Togo » ne peut se limiter à encourager les populations à acheter des produits nationaux. Elle doit également garantir que ces produits répondent aux exigences de qualité, de sécurité et de conformité. Un enjeu particulièrement important pour les très petites, petites et moyennes entreprises (TPME), qui cherchent à consolider leur position sur le marché national et à conquérir de nouveaux débouchés.

Prenant la parole à cette occasion, le président de la HAUQE, Laré Arzouma Botre, a mis en avant le rôle stratégique des normes dans le développement économique du pays.

Selon lui, la consommation locale représente un moyen de renforcer la résilience de l’économie, de créer des richesses et des emplois durables, tout en réduisant la dépendance vis-à-vis des facteurs extérieurs. Il a également souligné que la conformité des produits togolais aux standards de qualité constitue une condition importante pour accéder aux marchés régionaux et continentaux.

Le directeur général de l’Agence togolaise de normalisation, le Dr Essot’na Hezou Bodjona, a, pour sa part, insisté sur la nécessité de familiariser les entrepreneurs avec les référentiels applicables à leurs produits. Il a expliqué que les normes reposent sur des connaissances scientifiques et techniques permettant d’apprécier la conformité des produits.

« La norme est un document scientifique qui permet d’aller sur les marchés », a-t-il rappelé. Il a ainsi mis en évidence l’importance de la certification, qui contribue à attester du respect des exigences établies et à renforcer la confiance des consommateurs.


Du côté du ministère chargé du Commerce et du Contrôle de la qualité, l’accent a été mis sur l’amélioration des pratiques de production et de transformation.

La directrice de la Consommation locale, Kafui Améyo Adovon, a rappelé que la disponibilité des produits nationaux ne suffit pas à garantir leur adoption durable par les consommateurs. Leur qualité, leur sécurité et leur compétitivité restent des facteurs déterminants.

Elle a invité les participants à partager leurs expériences et à proposer des solutions concrètes pour mieux accompagner les entreprises.

Les difficultés financières liées aux démarches de normalisation ont également été soulevées au cours des échanges. Odette Hegra Dossa Kataka, présidente d’AWEP Togo, a notamment attiré l’attention sur les obstacles rencontrés par les petites entreprises pour se conformer aux exigences en vigueur.

« Sans la normalisation, quelle que soit la qualité du produit, le problème de vendre constitue un frein pour nos produits », a-t-elle déclaré. Elle plaide pour un accompagnement renforcé des institutions afin de permettre aux entrepreneurs d’améliorer leurs productions et de faciliter leur accès aux marchés de la sous-région.

Au-delà des communications, cet atelier entend favoriser une meilleure appropriation des normes par les différents acteurs économiques. L’enjeu est de trouver des mécanismes d’accompagnement adaptés aux réalités des entreprises, notamment celles qui disposent de moyens limités.

Une collaboration plus étroite entre les structures techniques, les organisations professionnelles et les opérateurs économiques apparaît ainsi essentielle pour lever les obstacles à la normalisation.


À travers cette démarche, les autorités togolaises ambitionnent de renforcer la compétitivité des produits nationaux et de consolider la confiance des consommateurs envers le « Made in Togo ».

Le respect des normes est ainsi présenté comme un levier majeur pour faire de la consommation locale un moteur de développement économique, tout en offrant aux entreprises togolaises de meilleures perspectives sur les marchés nationaux et internationaux.

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