Dans le cadre de la mise en œuvre des Plans de développement des filières café et cacao (PDCC), le Comité de Coordination pour les Filières Café et Cacao (CCFCC) poursuit ses efforts en faveur de l’amélioration de la qualité des productions togolaises et de la mobilisation des partenaires techniques et financiers autour de ces deux filières stratégiques.

Après la mise en service du premier Centre de traitement post-récolte de cacao à Kessibo-Abréwankor, dans la préfecture de Wawa, le CCFCC accompagne aujourd’hui ses partenaires français, notamment le Département de l’Allier et l’association « Chocolatiers et Pâtissiers du Monde », dans l’inauguration d’un second centre de traitement post-récolte de cacao à Mpoti, dans la commune Blitta 3.
Selon le président du CCFCC, Enselme Gouthon, cette infrastructure répond pleinement aux objectifs de l’axe 1 des PDCC, consacré à l’amélioration durable de la production, de la productivité et de la qualité du café et du cacao togolais.

« Ce nouveau centre est érigé sur une superficie d’un hectare. Il comprend un magasin de stockage d’une capacité de cinq tonnes avec un bureau administratif, un hall de fermentation et de tri équipé de 42 caisses, une aire de séchage dotée de 16 tables, un bloc sanitaire de trois toilettes ainsi qu’un bâtiment comportant un dortoir et un vestiaire », a-t-il précisé.

D’un coût global de 50 000 euros, soit environ 32,8 millions de francs CFA, le projet a été financé principalement par l’association « Chocolatiers et Pâtissiers du Monde » et le Département de l’Allier, dans le cadre d’un partenariat de coopération avec le Togo.
Présent au Togo à l’occasion de l’inauguration, avec une forte délégation, Thierry Lalet, président des Chocolatiers et Confiseurs de France, a souligné l’importance de cette initiative pour l’avenir du cacao togolais.

« L’objectif est d’accompagner les producteurs dans la maîtrise des techniques qui permettent d’obtenir un cacao d’excellence. Le cacao togolais reste encore peu connu sur les marchés européens. Grâce à ce centre et aux formations dispensées aux producteurs, nous espérons contribuer à son rayonnement et favoriser l’émergence d’un chocolat 100 % togolais de haute qualité, capable de séduire les consommateurs en France et en Europe », a-t-il déclaré.
Il a rappelé que la qualité du cacao ne dépend pas uniquement de sa production, mais surtout des opérations de post-récolte, notamment l’écabossage, la fermentation et le séchage des fèves.
« Sans une parfaite maîtrise de ces étapes, il est difficile d’obtenir un cacao de qualité supérieure. Le Togo mérite de produire un cacao fin et rare, capable de se distinguer sur les marchés internationaux. C’est tout le sens de la création de ce centre », a-t-il expliqué.
Les travaux de construction, entamés en décembre 2025, sont désormais achevés. Le centre de Mpoti viendra renforcer les capacités de valorisation du cacao togolais dans la région Centrale, en complément du centre de Kessibo-Abréwankor.
À terme, l’ambition est de mettre sur les marchés de niche internationaux près de 25 tonnes de cacao d’excellence dès la première année d’exploitation.
Cette nouvelle infrastructure devrait ainsi contribuer à accroître le volume de cacao premium exporté par le Togo et à améliorer les revenus des producteurs.

La cérémonie officielle d’inauguration est prévue le mercredi 3 juin 2026 à Mpoti, à partir de 10 heures. Le CCFCC, en tant qu’organe de régulation des filières café et cacao, entend poursuivre son accompagnement afin d’assurer le succès de cette initiative et le développement durable d’une filière cacao compétitive et créatrice de valeur.






