Le site de Koutammakou, également connu comme le « pays des Batammariba », retient l’attention des autorités à travers une nouvelle étape dans la protection de son patrimoine face aux effets du changement climatique.
En effet, ce lundi 10 août 2026, à Nadoba, à environ 24 km à l’est de la région, a été officiellement présenté le rapport d’évaluation des risques climatiques et des stratégies d’adaptation consacré à ce site culturel emblématique.
L’initiative est portée par l’ONG béninoise « Corps des Volontaires Béninois » (CVB), avec l’appui de la Fondation ALIPH, dans le cadre du projet intitulé « Renforcement de la résilience du patrimoine culturel du Koutammakou face aux changements climatiques et aux conflits (Bénin-Togo) ».
Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le Koutammakou constitue un paysage culturel exceptionnel, marqué notamment par ses célèbres takienta, habitations traditionnelles des Batammariba. Mais ce patrimoine est aujourd’hui confronté à plusieurs menaces, parmi lesquelles les effets du changement climatique et les risques liés aux conflits.
Le rapport présenté à Nadoba dresse un état des lieux des principaux risques climatiques susceptibles d’affecter le site et ses composantes culturelles et environnementales. Il propose également différentes pistes d’adaptation destinées à renforcer sa capacité à faire face aux changements en cours.
La démarche ne se limite pas à l’élaboration d’un document d’analyse. Elle entend également favoriser l’implication des différents acteurs concernés par la gestion et la préservation du Koutammakou.
Les communautés locales, les autorités, les acteurs culturels et environnementaux ainsi que les autres parties prenantes sont appelés à contribuer à la révision et à l’amélioration des plans de gestion du site.

Un mécanisme de suivi est également envisagé afin de mesurer régulièrement les effets du changement climatique sur les différents attributs culturels et environnementaux du Koutammakou.
Cette démarche devrait permettre d’anticiper davantage les menaces, d’adapter les mesures de conservation et de renforcer la protection de ce patrimoine pour les générations futures.
À travers ce projet, les acteurs impliqués entendent faire de l’adaptation climatique un élément central de la préservation du patrimoine culturel.
La réalisation de cette évaluation constitue ainsi une étape importante dans la recherche de solutions durables face aux effets du changement climatique et aux risques liés aux conflits.
Au-delà de la protection des célèbres habitations traditionnelles et du paysage culturel, l’enjeu est également de préserver les savoir-faire, les pratiques, les traditions et l’identité des communautés qui font vivre le Koutammakou.
L’initiative traduit enfin la volonté des différentes parties prenantes de renforcer leur coopération entre le Togo et le Bénin pour assurer la sauvegarde durable de ce patrimoine culturel exceptionnel, tout en consolidant sa résilience face aux défis environnementaux et sécuritaires.








