Le “Green Fire”, une solution d’une togolaise face aux défis du gaz et de l’électricité

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Dans un contexte marqué par les difficultés d’accès à l’électricité et la raréfaction du gaz butane, des solutions innovantes voient le jour pour alléger le quotidien des ménages.

Au Togo, une technologie baptisée Green Fire s’impose progressivement comme une alternative énergétique accessible et durable.

Conçu par la société Biopower Africa, ce dispositif se présente comme un biodigesteur mobile capable de transformer les déchets organiques en biogaz. Pensé pour s’adapter aux réalités locales, il ne nécessite ni installation complexe, ni espace important. Facile à mettre en place, il peut être utilisé directement dans une concession et déplacé selon les besoins.

Le principe repose sur la méthanisation : les déchets biodégradables introduits dans le système sont décomposés grâce à un mécanisme interne combiné à la chaleur solaire. Ce processus produit du biogaz, récupéré via un conduit, puis utilisé pour la cuisson ou pour alimenter un groupe électrogène adapté.

Au-delà de la production d’énergie, le système génère également un sous-produit appelé digestat, un fertilisant naturel utilisable en agriculture ou commercialisable, offrant ainsi une source de revenus supplémentaire.

Selon Akoua Gabriella Amouzou-Atchoe, cheffe des opérations au sein de l’entreprise, l’innovation a été pensée pour être à la fois simple et sécurisée :
« L’objectif est de permettre à chaque foyer de produire son propre biogaz, peu importe son environnement », explique-t-elle.

Dans un pays où près de la moitié des déchets sont biodégradables, cette technologie apparaît comme une réponse concrète à la gestion des déchets et à la dépendance aux énergies fossiles. Elle contribue également à réduire les risques sanitaires liés aux fumées de cuisson traditionnelle, encore répandues dans de nombreux foyers.

Doctorante en physique, Akoua Gabriella Amouzou-Atchoe incarne cette nouvelle génération de scientifiques engagés dans la recherche de solutions pratiques. Spécialisée en bioénergie, elle met en avant le rôle essentiel des sciences physiques dans la valorisation des ressources locales et le développement économique.

Pour elle, la distinction entre biomasse et biogaz est essentielle : la première désigne les matières organiques, tandis que le second est le produit issu de leur transformation, riche en méthane et utilisable comme énergie.

Convaincue du potentiel des sciences, elle encourage particulièrement les jeunes filles à s’orienter vers les filières scientifiques. « La science est accessible à tous. Il suffit d’oser s’y engager », affirme-t-elle.

Au-delà de cette innovation, elle rappelle que les sciences interviennent dans de nombreux domaines, de l’agriculture à la santé, en passant par les technologies modernes. Elle cite notamment certaines techniques permettant d’améliorer la conservation des produits agricoles, contribuant ainsi à la sécurité alimentaire.

À travers des solutions comme le Green Fire, la science quitte les laboratoires pour s’ancrer dans le quotidien, apportant des réponses concrètes aux défis énergétiques et environnementaux.

Source: agridigital

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