Face aux défis croissants liés à la conservation et à la mise en valeur du patrimoine, le Togo engage une réforme en profondeur de sa loi sur le patrimoine culturel, en vigueur depuis plus de trente ans.
Depuis le 24 mars, experts et institutions se réunissent à Lomé afin d’adapter ce cadre juridique aux enjeux actuels.
Soutenu par l’UNESCO, ce projet vise à combler les insuffisances existantes, notamment en matière de protection des biens culturels et de lutte contre leur trafic illicite. L’un des aspects majeurs de cette refonte concerne l’intégration du numérique, avec la création d’un musée virtuel recensant les objets culturels volés. Cet outil constituera un levier essentiel pour leur identification et leur restitution.
« Adapter notre législation aux réalités contemporaines est indispensable pour mieux préserver notre patrimoine immatériel et faciliter le retour des œuvres spoliées », explique Adama Ayikoué, directeur du patrimoine culturel.
Jusqu’au 28 mars, les participants travailleront à l’élaboration de recommandations concrètes pour moderniser la gestion du patrimoine national. Une avancée significative en faveur d’une protection renforcée et d’une valorisation accrue de l’héritage culturel togolais.