L’insertion professionnelle des jeunes demeure l’une des priorités des politiques publiques au Togo. Dans cette dynamique, le volontariat s’impose progressivement comme un véritable tremplin vers l’emploi, avec des résultats de plus en plus encourageants.
Entre 2024 et 2025, le taux d’insertion des jeunes issus des programmes de volontariat est passé de 66 % à 70 %, soit une progression de quatre points. Cette hausse traduit non seulement l’efficacité du dispositif, mais également une amélioration qualitative des parcours d’accompagnement proposés aux jeunes.
Concrètement, un taux d’insertion de 66 % en 2024 signifiait que 66 jeunes sur 100 ayant participé à un programme de volontariat avaient réussi à décrocher un emploi ou à lancer une activité génératrice de revenus.
En 2025, ce chiffre atteint désormais 70 jeunes sur 100, preuve que les opportunités offertes après le volontariat deviennent plus importantes.
Cette évolution s’explique par plusieurs facteurs. Aujourd’hui, le volontariat dépasse largement le cadre d’un simple engagement citoyen. Il représente un véritable cadre d’apprentissage permettant aux jeunes d’acquérir des compétences pratiques, de développer leur sens des responsabilités et de mieux comprendre les réalités du monde professionnel.
Grâce à cette expérience, les participants réduisent l’écart souvent constaté entre la formation théorique et les exigences du terrain. Le volontariat constitue ainsi une première expérience professionnelle valorisante qui améliore l’employabilité des jeunes et facilite leur accès au marché du travail.
Depuis 2011 jusqu’à fin 2025, l’Agence nationale du volontariat au Togo (ANVT) a mobilisé plus de 80 000 volontaires nationaux au service du développement communautaire.
Le programme se décline en plusieurs formes de volontariat, notamment le volontariat d’engagement citoyen (VEC), le volontariat national de compétences (VNC), le volontariat senior (VS) ainsi que le volontariat international de réciprocité (VIR). Les interventions concernent plusieurs secteurs essentiels comme l’éducation, la santé, l’environnement et l’appui aux administrations locales.
La progression enregistrée entre 2024 et 2025 reflète également une meilleure adéquation entre les missions de volontariat et les besoins réels du marché de l’emploi. Les programmes semblent désormais davantage orientés vers les secteurs porteurs, augmentant ainsi les perspectives d’insertion des bénéficiaires.
Au-delà des jeunes directement concernés, cette dynamique produit des effets positifs sur l’ensemble de l’économie nationale. Une insertion plus forte des jeunes favorise la réduction du chômage, stimule l’activité économique et contribue davantage à la création de richesse.






