Plus de 300 nouveaux enseignants fonctionnaires, provisoirement admis au concours national de recrutement dans les spécialités mathématiques et sciences physiques, ont achevé ce mercredi 30 septembre 2026, à Lomé, leur formation professionnelle.
Cette étape ouvre la voie à leur prochain déploiement dans les établissements scolaires du pays.
Initiée par le gouvernement togolais, cette formation de deux mois vise à renforcer les capacités du corps enseignant dans les disciplines scientifiques et à répondre aux besoins en personnel qualifié dans les collèges et lycées, notamment au second cycle du secondaire.
Dans le groupe des enseignants de mathématiques, les stagiaires ont approfondi leurs connaissances dans plusieurs domaines, notamment l’arithmétique, la théorie des graphes, la géométrie descriptive, la géométrie analytique, la géométrie de l’espace et les transformations du plan.
Un accent particulier a également été mis sur la pédagogie et la didactique des mathématiques, avec l’apprentissage des méthodes d’enseignement et d’évaluation adaptées à la discipline.
La formation a également intégré une dimension numérique. Les futurs enseignants ont notamment été initiés à l’utilisation de GeoGebra pour la géométrie, le calcul formel, les statistiques et les probabilités. Ils ont aussi découvert LaTeX, outil destiné à la production de documents scientifiques intégrant équations, courbes et schémas.
« La particularité, c’est que les enseignants stagiaires ont aussi été formés à l’intégration du numérique dans leurs pratiques pédagogiques », a expliqué NOUWOSSAN Komlan, ancien inspecteur de mathématiques et formateur du groupe mathématiques.

En sciences physiques, les enseignements ont porté sur les programmes officiels du secondaire, avec un accent sur la préparation et la conduite des activités pédagogiques. Les stagiaires ont notamment travaillé sur la cinématique, la dynamique du point matériel, l’électricité, la mécanique générale, les oscillateurs mécaniques, l’électromagnétisme, la physique électronique et nucléaire, ainsi que les phénomènes vibratoires et les interférences.
La chimie organique et la chimie générale figuraient également au programme. Les futurs enseignants ont par ailleurs été formés à la didactique des sciences physiques et à la conception de matériels pédagogiques à partir de matériaux de récupération.
À l’issue de cette formation, le ministre de l’Éducation nationale, Mama Omorou, a souligné l’importance accordée par le gouvernement au renforcement de l’enseignement scientifique. Il a présenté cette initiative comme un investissement dans la formation des jeunes et dans le développement des compétences scientifiques du pays.
« Aucun pays ne s’est développé sans maîtriser les sciences », a déclaré le ministre, appelant les nouveaux enseignants à faire preuve d’excellence, d’intégrité et de sens du service public.
Il a également insisté sur le respect de la hiérarchie et des apprenants, ainsi que sur les exigences éthiques liées à la fonction enseignante.
Après ces deux mois de formation, les nouveaux enseignants vont rejoindre les établissements scolaires pour un stage de sept mois. Ils seront accompagnés et supervisés par des enseignants titulaires avant leur prise de fonction dans les différents collèges et lycées, notamment ceux à vocation scientifique.
À travers ce renforcement du personnel enseignant, les autorités entendent améliorer l’encadrement des élèves dans les matières scientifiques et favoriser leur orientation vers les filières liées aux sciences et aux technologies.






