Qualité des produits au Togo : le COTAG explique les enjeux de l’agrément et de la certification

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À l’occasion de la rencontre avec la presse organisée ce 1er septembre 2026 par la Haute Autorité de la qualité et de l’environnement (HAUQE), le Comité togolais d’agrément (COTAG) a présenté ses missions et son rôle dans le dispositif national de la qualité.

Intervenant au nom de la structure, Dr Koffivi Lakoussan, directeur général du COTAG, a notamment expliqué ce que recouvrent concrètement l’agrément, la certification et l’inspection.

« L’agrément ne se limite pas à une simple autorisation »


Lorsqu’on parle d’agrément, le terme peut paraître technique pour le grand public. Pourtant, il désigne un processus qui permet à une structure ou à un opérateur d’être officiellement autorisé ou mandaté pour exercer une activité donnée.

« L’agrément signifie qu’une autorisation est accordée à une structure, ou qu’un mandat lui est donné, pour exercer une activité donnée », a expliqué Dr Koffivi Lakoussan.

Dans ce processus, des comités techniques sectoriels interviennent pour examiner, selon les domaines concernés, les demandes d’agrément introduites par les opérateurs économiques.
Le COTAG ne se limite toutefois pas à cette seule mission. Ses activités couvrent également la certification et l’inspection, trois composantes qui participent au fonctionnement de l’Infrastructure nationale de la qualité.


L’agrément, une reconnaissance officielle de l’opérateur


Pour les opérateurs économiques, l’agrément constitue d’abord un moyen de disposer d’une base légale pour exercer leurs activités et d’être reconnus dans le dispositif juridique et institutionnel national.

« L’agrément permet à un opérateur économique d’être identifié comme un acteur qui fonctionne conformément au dispositif juridique et institutionnel en vigueur dans le pays », a précisé le directeur général du COTAG.


Il contribue ainsi à distinguer les opérateurs régulièrement établis de ceux qui exerceraient leurs activités en dehors du cadre réglementaire.


La certification, un atout pour accéder aux marchés

La certification répond à une logique différente. Elle vise à attester qu’un produit, un processus ou un service répond à des exigences définies par des normes ou des référentiels applicables.

Selon Dr Koffivi Lakoussan, la certification peut faciliter l’accès aux marchés extérieurs, notamment lorsqu’elle est reconnue dans les espaces commerciaux concernés. Il convient toutefois de nuancer : la certification ne constitue pas automatiquement un passeport donnant accès à tous les marchés étrangers. Sa portée dépend des normes appliquées, des dispositifs de reconnaissance entre pays ou régions et des exigences propres aux marchés ciblés.

Pour les produits destinés à l’exportation, elle représente néanmoins un avantage important en matière de preuve de conformité et de confiance commerciale.

Elle joue également un rôle auprès des consommateurs. Lorsqu’un produit est certifié conforme à un référentiel donné, cela signifie que sa conformité a été évaluée au regard d’exigences précises. La certification apporte donc un élément de confiance supplémentaire sur la qualité, la conformité et, selon le référentiel concerné, la sécurité du produit.

Produits importés : le Togo veut renforcer le contrôle de conformité


Autre volet abordé lors de cette rencontre avec la presse : le contrôle de conformité des produits locaux et importés.

Dr Koffivi Lakoussan a rappelé l’adoption par le gouvernement d’un décret portant mise en place d’un mécanisme de contrôle de la conformité aux normes des produits destinés au marché togolais.
L’objectif est notamment de renforcer le contrôle en amont afin de limiter l’entrée sur le territoire national de produits ne respectant pas les exigences applicables.

« Des arrêtés d’application doivent être pris afin de permettre au mécanisme de se déployer efficacement au Togo », a-t-il expliqué.

Le travail de finalisation de ces textes est en cours.

Il doit également permettre de définir les modalités de collaboration avec des opérateurs économiques disposant des compétences nécessaires pour effectuer certains contrôles, y compris dans les pays d’exportation et au niveau des unités de fabrication.


Cette approche vise à renforcer le contrôle avant même l’arrivée des marchandises sur le territoire togolais, en s’appuyant sur des compétences techniques spécialisées.


Quels produits sont concernés ?


Le mécanisme de contrôle couvre un large éventail de secteurs, même si certaines catégories de produits sont actuellement exemptées en fonction des dispositions applicables.

Parmi les produits concernés figurent notamment les produits agroalimentaires, le matériel électrotechnique et les matériaux de construction, ainsi que d’autres catégories de produits soumises aux exigences de conformité.

À l’inverse, certains produits médicaux, matériels médicaux, additifs et produits relevant de secteurs spécifiques sont, pour le moment, exclus du dispositif.

L’ambition affichée est de mettre progressivement en place un système de contrôle permettant de mieux vérifier la conformité des produits entrant sur le marché togolais, tout en renforçant la protection des consommateurs et la compétitivité des opérateurs économiques.


Pour le COTAG, l’enjeu dépasse donc la seule délivrance d’autorisations. Il s’agit de contribuer à un environnement dans lequel les opérateurs sont reconnus, les produits sont évalués au regard des normes applicables et les consommateurs disposent de meilleures garanties sur les biens qu’ils achètent.

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