Le Mouvement pour la Médiation et la Liberté des Peuples (MMLK) monte au créneau face aux tensions verbales qui secouent actuellement la scène politique sénégalaise.
Dans une déclaration panafricaine rendue publique ce 8 novembre 2026, l’organisation dirigée par le pasteur Edoh K. Komi condamne les propos attribués au ministre sénégalais des Forces armées, Yankhoba Diémé, et appelle les acteurs politiques à privilégier l’apaisement afin de préserver la paix et la stabilité du pays.
Dans son communiqué, le MMLK exprime sa vive préoccupation face à l’escalade verbale entre des responsables politiques sénégalais. Il estime que les déclarations du ministre Yankhoba Diémé, laissant entendre qu’une action pourrait être entreprise contre Ousmane Sonko, président de l’Assemblée nationale, après les Jeux olympiques de la jeunesse, sont de nature à alimenter la peur et à fragiliser la cohésion nationale.
Pour le mouvement panafricain, un ministre chargé des Forces armées doit incarner l’autorité de l’État et s’exprimer dans l’intérêt de toute la Nation, indépendamment des divergences politiques. Il considère que de tels propos sont incompatibles avec les responsabilités d’un membre du gouvernement chargé de la sécurité nationale.
Face à cette situation, le MMLK demande à Yankhoba Diémé de revenir publiquement sur ses déclarations, de présenter des excuses au peuple sénégalais et de rassurer l’opinion sur la neutralité des Forces armées. L’organisation estime qu’une reconnaissance de son erreur par le ministre contribuerait à décrisper le climat politique.
Un appel à la neutralité de l’armée
Au-delà de la controverse politique, le mouvement lance un appel solennel aux Forces armées sénégalaises ainsi qu’à l’ensemble des Forces de défense et de sécurité. Il les exhorte à ne pas se laisser entraîner dans les rivalités politiques et à demeurer exclusivement au service de la République et de l’ensemble des citoyens.
Le MMLK insiste notamment sur la nécessité pour l’institution militaire de préserver sa neutralité, de respecter la Constitution et de refuser toute instrumentalisation à des fins politiques. Il rappelle que la mission de l’armée consiste à protéger les institutions républicaines et les populations, sans distinction de sensibilité politique.
L’organisation invite également les militaires à veiller à la sécurité de tous durant les Jeux olympiques de la jeunesse, afin que cet événement sportif continental se déroule dans un climat de sérénité, loin des provocations et des intimidations.
Le dialogue comme voie de sortie de crise
S’adressant aux responsables politiques, aussi bien du gouvernement que de l’opposition, le MMLK appelle à mettre immédiatement un terme aux menaces et aux déclarations susceptibles de détériorer davantage le climat sociopolitique. Il plaide pour le respect des prérogatives constitutionnelles de chaque institution, notamment la Présidence de la République, le Gouvernement, l’Assemblée nationale et la Justice.
Pour le mouvement, les Jeux olympiques de la jeunesse doivent rester un rendez-vous de célébration de la jeunesse africaine et non devenir un facteur de division ou de tensions politiques.
Se présentant comme une organisation attachée à la médiation et à la non-violence, le MMLK se dit disponible pour faciliter un dialogue franc, neutre et impartial entre les différentes parties prenantes sénégalaises.
« La paix va gagner », conclut le MMLK, qui réaffirme son soutien aux Forces armées républicaines du Sénégal et son attachement à une Afrique pacifique et stable.
À travers cette déclaration, le pasteur Edoh K. Komi lance ainsi un appel à la responsabilité collective et à la préservation de la paix au Sénégal. Pour le mouvement, la stabilité du pays constitue un patrimoine précieux pour l’Afrique qui ne doit être compromis par aucune ambition politique.





