Le Togo renforce sa stratégie de modernisation des services agricoles avec le lancement du projet « ePermis », une plateforme numérique destinée à faciliter les procédures d’obtention des autorisations d’importation de semences, de pesticides et de certains équipements agricoles.
Officiellement lancé le 9 octobre 2026 à Lomé, le projet bénéficie de l’appui financier de l’Union européenne et de la coopération allemande, à hauteur de plus de 450 000 euros, soit environ 295 millions de FCFA. Sa mise en œuvre est assurée par l’Alliance mondiale pour la facilitation des échanges, avec l’accompagnement de la GIZ.
La plateforme devrait être opérationnelle dans un délai d’environ douze mois.
Avec cet outil, les importateurs et autres opérateurs économiques pourront soumettre leurs demandes en ligne, consulter l’état d’avancement de leurs dossiers et communiquer plus facilement avec les services administratifs compétents. L’objectif est de réduire les délais de traitement, de limiter les déplacements et de rendre les procédures plus transparentes.
Au-delà de la dématérialisation des démarches, « ePermis » vise également à renforcer la sécurité phytosanitaire du pays. Le contrôle des importations de semences, de végétaux et de produits phytosanitaires constitue un enjeu majeur pour prévenir l’introduction de ravageurs et de maladies susceptibles de compromettre la production agricole.
La mise en service de la plateforme sera précédée d’une phase de tests impliquant les opérateurs économiques, ainsi que de sessions de formation destinées aux différentes parties prenantes.
Une révision des procédures administratives existantes est également prévue afin d’identifier les difficultés rencontrées et d’améliorer le traitement des demandes d’autorisation.
À travers cette initiative, le Togo poursuit la transformation numérique de ses services agricoles. « ePermis » viendra notamment compléter le dispositif « ePhyto », déjà consacré à la dématérialisation des certificats phytosanitaires pour les exportations.
Cette nouvelle plateforme ambitionne ainsi de faciliter les échanges commerciaux tout en renforçant l’efficacité des contrôles, dans un secteur agricole où la rapidité des procédures et la protection des cultures demeurent essentielles.




