L’émoi est grand à Gati-Agodou, dans la commune de Zio 1, après la découverte de trois tombes profanées au cimetière du quartier Djigbé.
Les auteurs de cet acte ont ouvert les sépultures et emporté des restes humains, dans des circonstances qui restent encore inconnues. Une enquête de la gendarmerie est en cours pour faire la lumière sur cette affaire.
Selon les informations rapportées par Togoenlive.tg, les faits se seraient produits dans la nuit du 12 au 13 juillet 2026. Les individus impliqués auraient forcé les cercueils avant de prélever certaines parties des corps en décomposition.
Parmi les sépultures visées figurent celles d’une femme, inhumée depuis environ trois mois, et d’un jeune homme enterré depuis près de deux semaines. L’identité de la troisième personne dont la tombe a été profanée n’a pas encore été précisée.
La découverte des tombes ouvertes a provoqué une vive émotion au sein de la population et des familles concernées. Cet acte, qui porte atteinte à la dignité des défunts, suscite également de nombreuses interrogations quant aux motivations de ses auteurs.
Informés des faits, les éléments de la gendarmerie se sont rendus sur les lieux pour effectuer les premières constatations en présence des proches des défunts. Les investigations devront permettre d’identifier les responsables, d’établir les circonstances exactes de cette profanation et de déterminer les raisons ayant conduit au prélèvement de restes humains.
À ce stade, aucune piste n’a été officiellement privilégiée par les enquêteurs.
Sur le plan juridique, la profanation de tombes est sévèrement sanctionnée au Togo. Le Nouveau Code pénal togolais (loi n° 2015-10 du 24 novembre 2015), en son article 355, réprime toute atteinte à un tombeau, une sépulture ou un monument funéraire, ainsi que les atteintes au corps des personnes décédées.
Les personnes reconnues coupables de tels actes s’exposent à une peine de deux à cinq ans d’emprisonnement, assortie d’une amende de 250 000 à 1 250 000 francs CFA, sous réserve de la qualification retenue par les autorités judiciaires au terme de l’enquête.






