Le Togo a célébré son 66ᵉ anniversaire de l’indépendance, ce 27 avril 2026 à Lomé. A l’occasion le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, a prononcé un discours à forte portée politique et symbolique.
Il y a invité les Togolais à dépasser le simple devoir de mémoire pour faire de la souveraineté nationale un levier d’action, de responsabilité et de transformation durable.
Dans une adresse solennelle à la Nation, le chef du gouvernement a rappelé la dimension fondatrice de cette date historique, qu’il a décrite comme « un moment de courage et de dignité », fruit de l’engagement de générations déterminées à reprendre en main le destin du pays. Mais au-delà de cet hommage, il a surtout insisté sur la nécessité de projeter l’indépendance dans l’avenir, en la considérant non comme un acquis, mais comme une exigence permanente.
« L’indépendance n’est pas un héritage. C’est une responsabilité », a-t-il affirmé, appelant à l’incarner au quotidien à travers des choix souverains, une production nationale renforcée et une meilleure maîtrise du destin collectif. Pour lui, cette souveraineté se mesure à des réalités tangibles : institutions solides, économie dynamique et cohésion sociale renforcée.
Dans un contexte international marqué par les incertitudes et les tensions, Faure Gnassingbé a également mis en avant la nécessité de renforcer la résilience nationale. Il a souligné que la souveraineté moderne passe par la réduction des dépendances, la sécurisation des ressources stratégiques et la capacité du pays à faire face aux chocs. Une ambition qui, selon lui, doit s’appuyer sur des partenariats équilibrés et une diplomatie active, sans céder à l’isolement.
Le Président du Conseil a par ailleurs recentré son discours sur les attentes des populations, estimant que l’indépendance n’a de sens que si elle améliore concrètement les conditions de vie. Emploi des jeunes, accès aux services sociaux essentiels, amélioration du cadre de vie et réduction des disparités territoriales figurent parmi les priorités. « Des résultats, pas des promesses. Des actions visibles », a-t-il martelé, en insistant sur l’efficacité de l’action publique.
Dans cette dynamique, il a présenté les grandes orientations de la prochaine phase de gouvernance, articulée autour d’une feuille de route sur six ans. Cette nouvelle étape, dans la continuité des réformes engagées, vise à amplifier l’impact des politiques publiques avec davantage de rigueur et de clarté.
Trois principes structurent cette vision : protéger, rassembler et transformer. Protéger, pour garantir la sécurité, la paix et l’accès aux services essentiels tout en anticipant les défis futurs, notamment climatiques. Rassembler, afin de renforcer la cohésion nationale, réduire les inégalités et consolider la confiance entre l’État et les citoyens. Transformer, enfin, pour impulser une mutation profonde de l’économie à travers la modernisation de l’agriculture, le développement industriel, la formation des jeunes et le renforcement des infrastructures.
À travers cette approche, le chef du gouvernement dessine une stratégie globale de développement, fondée sur un équilibre entre sécurité, justice sociale et croissance économique, avec une volonté affichée de résultats concrets dans le quotidien des Togolais.
Faure Gnassingbé a insisté sur la dimension collective de ce projet national. Il a appelé à l’implication de tous — institutions, secteur privé, société civile et partenaires internationaux — et annoncé l’ouverture prochaine d’une phase de concertation pour enrichir la feuille de route dans un esprit inclusif.
« L’indépendance n’est pas un souvenir. C’est un projet. Un projet exigeant, collectif », a-t-il conclu, invitant à l’unité pour bâtir un Togo plus souverain, plus résilient, plus équitable et plus prospère.






