Nutrition et petite enfance : les acteurs se mobilisent contre le retard de croissance

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La Conférence régionale sur la nutrition et la petite enfance en Afrique de l’Ouest et du Centre s’est tenue du 11 au 13 mai 2026, à Lomé.

Cette rencontre stratégique a réuni ministres, experts, agences des Nations unies, partenaires techniques et financiers, acteurs de la société civile ainsi que représentants du secteur privé autour d’un défi majeur : lutter efficacement contre le retard de croissance chez l’enfant.

À travers cette rencontre, les participants entendent accélérer les actions en faveur de la nutrition infantile, considérée comme un levier essentiel du développement humain et économique du continent.

En Afrique de l’Ouest et du Centre, près d’un enfant de moins de cinq ans sur trois souffre encore de retard de croissance. Cette situation compromet non seulement le développement physique et cognitif des enfants, mais affecte également leur parcours scolaire, leur productivité future et, à long terme, la croissance économique des pays concernés.

Face à cette réalité, la conférence de Lomé met l’accent sur l’importance des 1 000 premiers jours de vie, allant de la conception jusqu’aux deux ans de l’enfant, une période jugée décisive pour prévenir la malnutrition et ses conséquences irréversibles.

Le choix du Togo pour accueillir cette rencontre régionale reflète les efforts engagés par le pays dans le domaine de la nutrition. Inscrite parmi les priorités de la feuille de route gouvernementale, la politique nutritionnelle togolaise s’appuie notamment sur les cantines scolaires, la fortification des aliments, la prise en charge communautaire de la malnutrition aiguë et la promotion de l’allaitement maternel exclusif.

Les travaux de Lomé mettent également en avant une approche multisectorielle de la nutrition. Agriculture, santé, protection sociale, éducation préscolaire et accès à l’eau potable sont désormais considérés comme des piliers complémentaires dans la lutte contre la malnutrition infantile.

Les échanges portent aussi sur le financement des politiques nutritionnelles. Les participants examinent les mécanismes permettant d’accroître les budgets nationaux consacrés à la nutrition, de mobiliser des financements innovants et de renforcer l’implication du secteur privé, notamment dans la fortification alimentaire et les chaînes de valeur locales.

La question du suivi des progrès occupe également une place importante dans les discussions. Le renforcement des systèmes d’information nutritionnelle, la digitalisation des carnets de santé mère-enfant et le rôle des agents de santé communautaires figurent parmi les pistes privilégiées pour améliorer les résultats.

Au terme des assises, une Déclaration de Lomé devrait être adoptée afin de formaliser des engagements concrets, notamment des objectifs de réduction du retard de croissance d’ici 2030 et la mise en place de mécanismes de suivi et de redevabilité.

À travers cette conférence, le Togo entend réaffirmer que la nutrition des enfants constitue un investissement stratégique pour l’avenir du continent. Car garantir à chaque enfant une alimentation adéquate, c’est aussi préparer une génération plus instruite, en meilleure santé et capable de contribuer pleinement au développement de l’Afrique.

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