Dans le cadre de la campagne nationale de vulgarisation des textes régissant la vie des citoyennes et des citoyens togolais, la préfecture d’Agou a accueilli, du 17 au 18 juin 2026, un atelier de formation consacré au mariage, à la filiation, à l’autorité parentale et aux successions.
Organisée au Centre de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC) de Gadzépé, la rencontre a réuni les acteurs communautaires des deux communes de la préfecture.
L’objectif de cette initiative est de rapprocher le droit des populations et de favoriser une meilleure connaissance des dispositions légales encadrant la vie familiale.
Trois modules axés sur les réalités du terrain
Les travaux se sont articulés autour de trois modules majeurs. Le premier a porté sur le nom, le mariage et le divorce. Le deuxième a permis aux participants de mieux comprendre les questions relatives à la filiation, à l’autorité parentale et aux régimes matrimoniaux.
Quant au troisième module, il a été consacré aux successions et aux donations, des thématiques essentielles pour prévenir les conflits au sein des familles.
Dans son mot de bienvenue, M. Assignon Kodjo, secrétaire général de la préfecture d’Agou, représentant le préfet, a salué l’initiative.
« Cette activité témoigne de la volonté des pouvoirs publics de rapprocher davantage les textes de loi des citoyens afin de favoriser leur appropriation effective », a-t-il déclaré.
Promouvoir les droits humains et lutter contre les stéréotypes
Les échanges, marqués par une forte participation des acteurs communautaires, ont permis aux formateurs d’expliquer les différentes dispositions légales à travers des exemples concrets et dans un langage accessible, adapté aux réalités locales.
Représentant le ministre des Solidarités, du Genre, de la Famille et de la Protection de l’Enfance, Mme Gnansa Koudjouko Bénédicte, directrice générale de la Promotion féminine et cheffe de délégation, a rappelé l’importance de cette campagne de sensibilisation.
« Il s’agira pour nous de créer dans nos communautés des conditions favorables à l’éclosion et à la promotion durable et efficace des droits humains, en respectant la loi, en cultivant la paix et l’inclusion, et en renforçant la lutte contre les stéréotypes liés au genre ainsi que les pesanteurs socioculturelles », a-t-elle indiqué.
Des relais communautaires mieux outillés
Au terme des deux jours de formation, les participants ont été invités à servir de relais au sein de leurs communautés respectives afin de diffuser les connaissances acquises auprès des populations à la base.

Ils repartent ainsi avec des capacités renforcées en matière de droit familial et l’engagement de contribuer à une meilleure connaissance des textes régissant la famille et les relations sociales.
À travers cette campagne nationale, l’État togolais réaffirme sa volonté de faire du droit un levier de paix, d’inclusion et de développement au service de tous les citoyens.






